Mois : juin 2015
Stagiaires
La gazette s’émancipe : Elle a engagé deux stagiaires pour une croisière de deux jours. Il fut question à cette occasion de visiter l’autre côté du lac, celui qui est habité par de drôles d’individus. En réalité, elles désiraient surtout expérimenter une aventure lacustre à l’image de celle si bien relatée par le grand poète Guy de Pourtalès presque un siècle plus tard. ( voir dans rétro des extraits des livres de l’auteur.)
Histoire d’o – lofée
Occupé à déguster le célèbre feuilleton » Monk » à la télé, le directeur intérimaire de la gazette fut arraché à l’extase du moment :
» Veux-tu venir tirer un bord dans la bise ?
» Pourquoi pas, j’arrive ! »
Une telle invitation du boss ne se refuse pas; armé de son appareil de photo, le chef de la gazette rallia le bord. C’est ici qu’il a déjoué toutes les lois de la déséquilibre pour ramener des images vivantes… Jusqu’au moment :
» On hisse le spi ! »
25 à 30 noeuds de bise dans les claques d’un vent connu pour ses frasques… départ au planning ! 12, 13, 14 noeuds et plus encore, on jubile à bord lorsque …
L’olofée maison … bateau couché, spi en vrac, l’équipage se retient à la sangle … qui casse tout net. Le directeur se retrouve, après avoir traversé toute la largeur du bateau, dans l’eau, l’appareil de photo transformé pour l’instant en sous-marin.
Le boss, conscient de la perte que serait celle du directeur de la gazette se jette à l’eau et nous remontons dans un bateau encore couché. C’est ainsi qu’il aurait fallu peu de chose pour que le dernier article de la gazette fut celui précédant l’actuel. Information subsidiaire : La mèche du gouvernail, 4cm de diamètre fut dans l’action tordue !
L’olofée annoncée n’a malheureusement pas pu être filmée pour cause de photographe et appareils immergés !
Poil de brosse
J’ai tout au long de ma vie, vu, acheté et même utilisé bon nombre de brosses, pour nettoyer, brosser, récurer les surfaces horizontales de mes logis successifs et de mon bateaau. Ces acquisitions m’ont offert l’opportunité de marcher sur des sols propres, jusque là, rien de particulier.
Or à part une certaine fatigue, l’action du récurage n’a en soi que peu de vertus ni ludiques, pas plus enrichissantes. Au vu de ce qui précède l’on pourrait légitimement exiger de cet instrument qu’il fut d’un usage aisé … Eh bien non !
Revenons à la brosse en question et étudions-en consciencieusement l’anatomie.
Une brosse commune, c’est à dire démunie d’artifices superfétatoires ou électroniques, est faite d’un manche cylindrique d’une longueur adaptée à la moyenne des tailles des utilisateurs. A l’extrémité inférieure de ce manche trône une pièce de bois perpendiculaire au manche dans laquelle a été aménagé un trou, condition sans appel, du même diamètre que le manche. Sur la partie inférieure de la pièce de bois sont implantés en rangées régulières foule de poils drus destinés sans conteste à éliminer les plus fines particules de cette poussière qui nous obsède et envahi nos quotidiens.
Revenons maintenant au manche qui représentera la pierre d’achoppement de cet exposé hygiénico scientifique : Le trou dont il était question plus haut a donc été foré dans le but avoué et empreint d’une logique toute cartésienne, de recevoir le dit manche quel que soit le jour de la semaine. Une fois inséré dans sa cavité le manche sera tenu de main ferme pour le nettoyage des sols et chose prévisible la recherche de la poussière dans les coins lui verra imprimer d’aucunes torsions.
Alors se produira l’inévitable, ce que les ingénieurs en brosses auraient tout de même pu déceler : le manche va irrémédiablement se mettre à tourner, d’abord lentement et difficilement puis au fil des brossages, le trou s’alèsera rendant tout brossage énervant car nécessitant de périodiquement refixer le manche dans son trou. L’on constate ici que les ingénieurs spécialistes n’ont certainement pas souvent utilisé de brosse de ce type, ce travail étant réservé aux femmes portugaises.
J’adresse ici une supplique aux créateurs de ces instruments au demeurant si pratiques : SVP messieurs les docteurs en balais, j’ai une proposition issue d’un cerveau simpliste, mais ne pensez-vous pas qu’un embout de section carrée pourrait résoudre ce problème certes d’une importance minime par rapport au cours des étoiles mais tant de ménagères et moi-même serions reconnaissants de pouvoir économiser notre système nerveux qui en gagnerait en efficacité pour d’autres besognes ?
Un manche de section dans un trou carré, cela ne tourne pas !
Mais à chaque fois que qu’une de mes questions demeure sans réponse, je suis tenu de constater qu’un motif financier en sous tend le principe. Un manche carré dans un trou carré probablement voit augmenter le prix de revient de l’instrument… Moi, je suis prêt à supporter le supplément de prix















