Mois : juin 2015

Devise

Toujours plus haut, telle est sa devise :
La girouette greffée sur le crâne…Cependant ….. la pose du grand pavois vu le coût élevé de la chose, nécessite, la corde entre les dents, encore plus de concentration ! ( et un grand trou dans le budget du club )

Le vélo à 8000 francs

– Huit mille francs, un vélo.
– Plaît-il ?
– J’ai dit : Huit mille francs, un vélo.
Deux roues, un cadre, une selle et deux pédales, huit mille francs.
Ah, pardon ! J’oubliais le guidon.
L’autre jour une de mes errances sur mon vélo à six cent francs, me conduisit devant un garage. J’y avise une Jaguar dont le prix de vente affiché était de huit mille francs. Le panonceau spécifiait : En très bon état.
En béotien naïf que je suis, j’aime à trouver réponse à certaines questions, les mauvaises, certainement…

Un exemple : Pourquoi désire t-on pratiquer le vélo ? Deux raisons principales émergent de mon esprit simpliste.
La première m’incite à me réjouir d’un déplacement silencieux, mu par une énergie naturelle, tout en jouissant du paysage.
La deuxième me permet, par le biais du sport, de conserver une âme saine dans un corps musclé, donc sain itou.
L’existence d’un vélocipède à huit mille francs fait éclater la preuve de mon navrant déficit de perspicacité.
Le rationalisme dont je suis la victime, a tout simplement occulté quelques motivations d’ordre bien supérieur à mes arguments primitifs.
En toute première ligne, la passion ne peut en aucun cas être passée sous silence, cette passion qui déchaîne les victimes et baigne dans la vanité.
Le passionné s’emmerde, alors, pour remplir sa vacance existentielle, il se passionne : Pour les timbres poste, pour l’art, pour la collection d’opercules, pour l’informatique, pour Dieu, pour l’alcool… Bref, il se passionne.
La caractéristique de cet exclusiviste est sa capacité à beaucoup sacrifier à sa passion, quand on aime, on ne compte pas.
La performance, qui est considérée comme une sorte d’alibi virtuel, n’est que vanité puérile, virtuelle, car il préfèrera souvent la regarder à la télévision.
La domination est génératrice d’envie, de respect imbécile et d’admiration béate.
– As-tu vu le splendide vélo, il a le dérailleur du champion du monde, les roues de la médaille d’or olympique, bref c’est la « Jaguar  » des vélos. Huit milles francs.
L’identification, elle, relève d’un infantilisme primaire frappant aveuglement, sans distinction de rang ou de statut social.
Un de mes voisins est un docteur dont la bonté reconnue n’a d’égal que sa conscience d’appartenir à une élite culturelle.
L’autre dimanche, je l’avise, sortant de sa demeure bourgeoise en poussant un vélo de course encore tout bariolé de ses récents succès au célèbre tour de France.
Mon regard quitte le véhicule rutilant aux origines prestigieuses pour converger sur celui qui probablement va le chevaucher : maillot moulant multicolore bardé de publicités tapageuses, un véritable chef d’oeuvre de vulgarité mercantile. Et là où ma compréhension de la race humaine m’abandonne, c’est l’incroyable fait que toute cette publicité, cet étalage grotesque de vendeurs de n’importe quoi, il la paye, il la paie très cher. Faire payer le consommateur pour promouvoir ses propres produits… ça c’est fortiche !

Le bon docteur de mes voisins paie, paie très cher les trois kilomètres qu’il va bonant malant parcourir tremblotant sur son vélo, il paie cher le droit de s’identifier à un champion de pacotille, il paie très cher son tour du pâté de maisons, revêtu du maillot jaune, dissimulant avec peine ses bourrelets.

L’enfant que je fus se plaisait à mimer les Zorro ou Tarzan, la moindre baguette servait d’épée pour tuer l’ennemi, le cri de l’homme de la jungle avait été appris pour impressionner les petites copines à tresses…

Alors, Docteur… c’est à cela que vos brillantes études vous ont conduit ?

Défilé de mode

La direction de la gazette décline  toute responsabilité quant aux  séquences qui suivent : Une bande de moqueurs jaloux se sont permis de moquer une charmante jeune femme aux fesses rebondies à souhait et aux talons de 12 centimètres mettant en valeur une chute de reins comme on n’en voit plus par les temps qui courent. La jalousie est un vilain défaut, en conséquence les avocats de la gazette étant déjà submergés par d’inombrables plaintes, il ne sera pas question qu’ils interviennent dans le cas présent. (Nous notons entre parenthèses que le mec avait l’air costaud et insensible à certaines sortes d’humour.)
Les photos ont été volontairement floutées pour respecter l’identité des fesses fuchsia de la dame.

Ca va planer !

Si vous êtes avides de grands frissons, d’exploits démesurés ou de folies rugissantes, venez au port ! Tous les soirs, nous disons bien : Tous les soirs de la semaine, vos yeux exorbités seront témoins de joutes nautiques du plus haut niveau : LA SEMAINE DU SOIR imprimera à jamais dans vos mémoires atrophiées les plus fabuleuses images : Des spis en lambeaux, des femmes à la mer, des capitaines aux longs cous et des étraves meurtrières.
Et… cerise sur la buvette, le chef Laurent vous concoctera un petit menu différent pour chaque soir. ( l’engagement de la nouvelle barmaid Marinette, la nénette qui rouspette, est en cours de négociation, nous ne pouvons pas encore certifier de sa présence)
En résumé, un vent de folie soufflera sur le port rempli de fous du lac et c’est entre fous que l’on s’entend le mieux.
La semaine du soir, un évènement majeur ne souffrant aucune absence.

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