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Un port tout propre
Les feuilles mortes
Les feuilles mortes se ramassent à la pelle… c’est bien fini !
Depuis des lustres, chaque automne arrache la robe chamarrée de nos arbres, or une feuille qui tombe, pour commencer c’est dangereux et puis, beaucoup plus grave c’est sale et vilain. De même qu’il est de bon ton de camoufler nos vieillissements trop apparents, il convient de nous faire oublier l’automne et ses feuilles mortes.
Jadis, de grands balais maniés par d’habiles jardiniers poussaient ces vestiges de l’été moribond dans des charrettes, elles-mêmes vidées dans la première décharge venue, désuétude d’un temps révolu !
Aujourd’hui, à l’ère de la mécanique, du pétrole et des idées, cette action purificatrice de nos lieux publics s’exécute d’une manière très différente :
Dans un vacarme tonitruant, vous avez certainement déjà remarqué un petit homme vert muni d’une sorte de gros tuyau d’aspirateur… ce n’est pas un aspirateur, c’eût été trop facile, non ! Le tuyau en question est l’appendice d’une souffleuse. Cette machine infernale projette sous une pression diabolique les feuilles indésirables… un peu plus loin… Un peu plus loin les attend une sorte de tracteur du troisième millénaire muni à son flanc de grandes oreilles poilues tournantes encerclant une ouverture béante qui, elle, aspire les feuilles. Mais à l’instar de toute baignoire qu’on remplit, il faut vider le réservoir du tracteur. Vous pourriez alors vous imaginer que le butin amassé allait être déversé sur la même décharge que celle de nos ancêtres… que nenni non point ! Une autre machine, fascinante et tout aussi bruyante aspire les feuilles précédemment transvasées dans une charrette et les projette dans une autre gueule béante qui les happe sans la moindre pitié, elle répond à l’horrible nom de broyeuse.
Malheureusement, toutes les feuilles ne tombent pas en même temps. Notre mère nature parmi le lot de cruautés dont elle a le secret sait aussi le temps d’un coup de Vaudaire faire état d’un certain humour, le coup de Vaudaire en question arrivant généralement après le travail ci-dessus expliqué et imposant aux maîtres de la feuille morte de tout recommencer.
Récapitulation : 1 petit homme vert, 1 souffleuse, un balai aspirateur, une charrette, une aspireuse-refouleuse et une broyeuse… ça, c’est du travail ! Reste une machine à inventer : celle qui enrayera le méchant coup de Vaudaire intervenant après les opérations ci-dessus inventoriées.
Moi, je propose de supprimer les arbres. Ainsi, plus de feuilles mortes et plus d’oiseaux tellement bruyants qu’on entend même plus les autos passer.
Aparté
Une fanatique de la gazette du port (Eh ! Oui, il y en a une… ) nous a supplié de l’engager au titre de rédactrice adjointe à la déjà nombreuse équipe opérante de ce prestigieux journal. Elle a même proposé une rémunération en nature.
Bien qu’armée d’une bien jolie plume, l’ombudsman en place consulté a écarté dans l’instant toute tentative de corruption. La Gazette du port veut pouvoir à tout instant se regarder dans une glace avec fierté. Voici tout de même ce texte qui puise sa principale valeur par sa nature louangeuse voire même flagorneuse :
Et maintenant : « Voyagez » !
Vous en souvenez-vous de la « bouteille au lac » lancée, il y a 8 mois, par Jack,
celle qui s’en est allée à la rencontre de belles personnes ?
Désertant temporairement son « fief », le port de La Tour-de-Peilz, Jack, l’intrépide navigateur-reporteur, bravant la France profonde, n’a pas hésité, pour saisir l’instant présent, dans toute sa beauté et son caractère éphémère, à rejoindre l’Océan Atlantique.
L’escargot porte sa maison sur son dos et le navigateur … un voilier sur une remorque !
Attraction majeure, les badauds en ont souri, se sont-ils dit : « Ah ! Ces suisses, on sait qu’ils ont le chocolat, les banques avec les sous de quelques dirigeants de par le monde et voilà t’y pas qu’ils se mettent à exporter des bateaux » !
C’est à Lorient, Chef-lieu du Morbihan, port fondé par la Compagnie des Indes orientales en 1666
et, entre autres,base de sous-marins, qu’il a déposé sa valise. D’un pas alerte, l’esthète qu’il est, s’en va faire clic / clac, avec son appareil photographique, son esprit vagabonde, il poursuit son chemin…les récits foisonnent alors, ne manquez pas son rendez-vous avec vous sur http://www.cvvt.ch, rubrique Gazette du Port.
Et la bouteille au lac ?
Elle poursuit son chemin !
Arrivera-t-il à la rattraper : Pas sûr…
Mais, les rencontres qui laissent des traces dans le coeur, elles, n’ont pas de frontières…
Signé : Monique
A voir sur retro
Martin Voellmin m’a proposé d’éditer ce très émouvant et magnifique film sur la barque de Meillerie en 1925.
Prenez place sur un de vos plus vétustes fauteuils, oubliez vos tracas quotidiens si importants, videz votre tête et regardez, pénétrez et regardez, rien d’autre.
LORIENT
Lorient la mal nommée ; située à l’extrême ouest de la France, donc à l’occident… Les reporters polyglottes de « la nouvelle gazette du port » s’y sont rendus.
Un voyage de douze heures, parsemé d’embûches et de restoroutes aux sandwiches « Sodebo » … Mais oui ! Tu sais ! Sodebo, le bateau qui s’est pété la gueule contre un cargo à la régate « route du Rhum ».
Bref, tout ceci fait partie du métier, un métier à risques.
Mais, rétorquerez-vous ! Que diable alliez vous faire dans cette galère ?
Chercher un bateau pour le rapatrier en Suisse.
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Alors, Lorient, C’est comment ?
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Lorient, c’est une ville, un port, un pic, que dis.je, une péninsule ou plus simplement dit, la Mecque de la voile. Dans des temps plus reculés, elle fut une base militaire dédiée aux sous-marins. En lieu et place de mousquetaires… Dans le port de Lorient, y’a des marins qui chantent, des rêves qui les hantent… Grand Jacques, si tu nous entends !










