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Cette fois-ci …
…Martin a fait un saut en arrière pour nous proposer un article très intéressant :

Les brises d’A. Guex
Les brises
La théorie de brises de terre et des brises de mer est bien connue. Combien de fois, par les heures claires des matins d’été avons-nous grimpé au mât pour découvrir à l’horizon le mince cordon avant coureur du rebat ou du séchard ? Combien de fois, encalminés pendant les heures brûlantes des après-midi, avons-nous attendu les premiers frémissements des feuilles de la rive et les moments où les fumées immobiles se mettent à couler de la terre vers le lac annonçant la fraidieu, les albrans, le morget ou le jaman ?
Le jour, donc, par le beau temps, la terre s’échauffe plus et plus vite que l’eau et plus la terre est nue ou mieux elle est exposée au soleil, plus les courants chauds s’élèveront à sa surface et l’air qui est sur le lac, resté plus froid se mettra lentement en marche vers la terre. Le soir, comme si la nature voulait se remettre en place, la terre se refroidit plus que l’eau et la brise coule du coucher du soleil jusqu’au matin de la terre vers le large : brise de terre.

Un port …
… Du bout du monde ou du lac ?

Le joran selon A. Guex
Le joran 
Pour qui navigue sur la côte suisse, de Genève à Morges, surtout, le joran est l’un des vents les plus imprévisibles. Sauf les rouleaux de nuages arrondis qui coiffent le Jura, rien ne l’annonce. Il approche comme un chat et après un coup de griffe sur les arbres de la rive, il s’abat sur l’eau en grains noirs et pressés.
Moins féroce que sur le lac de Neuchâtel où il plonge des crêtes du Jura comme la bise sur le Dézaley, il est redoutable pourtant surtout pendant les 5 ou 6 premières minutes.

Notre ami Martin, toujours …
… A l’aube de tous les combats nous propose de nous intéresser à ce récurrent problème de chemins pédestro-lacustres ;
Déjà tout jeune …
… Sa maman lui reprochait de ne pas ranger sa chambre !

Vent d’A. Guex
Le vent
Quand passe le sud-ouest, le lac ressemble à la mer. Les vagues lourdes roulent comme les anneaux d’un gigantesque reptile. L’air est doux, mouillé de pluie dans le ciel sombre où voyagent les nuées.
Remontant vers le nord-ouest dans l’axe du petit lac, il se renforce au passage de celui qui débouche dans le golfe de Coudrée, infléchit insensiblement sa route vers l’ouest et vient battre le haut lac, en lutte souvent, nous venons de le voir, avec la Vaudaire qui n’est qu’un autre visage de lui-même.















