Le joran selon A. Guex

Le joran    
Pour qui navigue sur la côte suisse, de Genève à Morges, surtout, le joran est l’un des vents les plus imprévisibles. Sauf les rouleaux de nuages arrondis qui coiffent le Jura, rien ne l’annonce. Il approche comme un chat et après un coup de griffe sur les arbres de la rive, il s’abat sur l’eau en grains noirs et pressés.
Moins féroce que sur le lac de Neuchâtel où il plonge des crêtes du Jura comme la bise sur le Dézaley, il est redoutable pourtant surtout pendant les 5 ou 6 premières minutes.

 

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