Auteur/autrice : jmpote

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LORIENT BSM 2014 : LE MINI, UN MONDE À DÉCOUVRIR

Venez les encourager et découvrir ces fabuleux marins et bateaux, demain vendredi et samedi matin

©Christophe Breschi_LGL_LorientBSM2014
Ça se précise. Pour leur première course de la saison, les concurrents de la Lorient Bretagne Sud Mini devraient rencontrer des conditions toniques, soit 15 à 20 nœuds d’ouest forcissant dans la nuit de samedi à dimanche. Les premiers concurrents devraient joindre Pornichet, terme de la course, dimanche aux premières heures du jour.

Personne n’est plus accessible qu’un Ministe. Tous sont tellement passionnés par leur bateau, convaincus du caractère exceptionnel de courir en solitaire ou en double sur des coquilles de noix de 6.50m, qu’ils deviennent le plus souvent intarissables dès lors qu’on s’intéresse à eux. Alors, vendredi, c’est une belle opportunité de venir traîner sur les pontons de la BSM pour découvrir cet univers à part dans le monde de la course au large. Et ce serait bien le diable si les visiteurs qui flâneront sur les pontons ne trouvent pas le moyen d’engager la conversation avec un des ambassadeurs de la Classe Mini.

Comment suivre la course
Pour cette première édition de la Lorient Bretagne Sud Mini, les organisateurs ont voulu mettre les petits plats dans les grands. Site Internet permettant de suivre la course presque en instantané, visites organisées, mobilisation des réseaux sociaux dédiés : pour ce galop d’essai d’un peu plus de 115 milles, ce sont, toutes proportions gardées, les moyens identiques à ceux d’une grande course au large qui sont mis à disposition.

Les visites de ponton :
Découvrir le monde des Minis, l’histoire de cette classe, les spécificités architecturales des bateaux, ce sera l’objet de ces visites commentées par Christophe Baudry, directeur de Lorient Grand Large. Pour l’occasion, vous pourrez jeter un œil sur l’intérieur d’un mini et toucher du doigt l’inconfort absolu de ces petits bateaux taillés uniquement pour la vitesse… Visites le vendredi 4 avril, à 16h et 17h, rendez-vous devant le ponton de la course.

Suivre la course sur Internet
http://www.lorientgrandlarge.org/?mode=actualites_bsm_mini
News régulières, communiqués d’analyse de la course, cartographie actualisée toutes les 10 minutes, des photos d’ambiance et du départ.

Les réseaux sociaux
Les comptes Facebook et twitter de Lorient Grand Large
Twitter @Lgrandlarge #LorientBSM
Facebook : Lorient Grand Large

et les réseaux de la Classe Mini
Twitter @Classe Mini
Facebook Classe Mini

Une initiative solidaire
Cédric Beaumont, skipper de « One Life », un des skippers inscrits sur la Lorient Bretagne Sud Mini a décidé de mettre son projet au service de la Banque Alimentaire. Tout le temps qui précède le départ, il propose au public comme aux coureurs de déposer toutes les denrées non périssables qu’ils souhaitent, soit au PC Course, soit à bord de son Mini, n°697 : pâtes, riz, céréales, chocolat, café, tout est accepté avec plaisir.

La Lorient BSM en quelques chiffres
115 milles entre Lorient et Pornichet en faisant le tour de Belle-Île puis de l’île de Groix.
100 concurrents sur 50 bateaux, 38 bateaux de série et 12 prototypes
6 nationalités, 3 femmes au départ, 34 adhérents Lorient Grand Large

Ah ! Oui… Quand même !

L’école de voile cette saison, c’est :

2 Surprise – 4 Laser 2000 – 8 Laser – 25 Optimist – 5 Equipe – 3 cata Dragoon – 1 Open 5.0 – 8 Kayak – 8 Paddle – 1 bateau moteur école.  Sans oublier 5 moniteurs à votre service pour des cours ou préparation aux permis voile et moteur

Bleu

Selon Monsieur Larousse, le bleu est une des trois couleurs dites primaires émises par le soleil : vertrougebleu dont la nature offre de nombreux exemples : un ciel sans nuages, le bleuet ou les flots bleus du Léman n’en sont que partiels spectacles.

Outre les nombreuses déclinaison de cette couleur ( bleu ciel, bleu lavande, bleu horizon ou bleu canard ), elle véhicule quelques significations symboliques : La bonté, la sagesse ou la douceur, parfois la mélancolie du blues.

La vie de tous les jours lui emprunte aussi d’aucunes formules : La grande bleue, la zone bleue, une peur bleue, la truite au bleu, le blue-jean ou encore le bleu marine.

Il est intéressant de savoir que 65% d’entre nous préfèrent la couleur bleue.

Pourquoi la majorité des bâches de bateaux sont-elles bleues ? Un objet est vu bleu car il absorbe toutes les couleurs de l’arc-en-ciel sauf le bleu qui est réfléchi donc nous voyons bleu. La couleur bleue est dans le spectre solaire, tout près des rayons ultra violet, destructeurs bien connus, donc pour augmenter la vie d’une bâche , autant ne pas absorber ces rayonnements. ( le blanc fait aussi bien l’affaire… car il renvoie tous les rayons du soleil ) JM

Statistiques

En imaginant la Gazette du port, j’espérais bien sûr que sa fréquentation serait la meilleure possible.

Par contre, aujourd’hui, 3 avril le record de fréquentation est battu. Déjà à 15 heures, 31 personnes avaient  parcouru les articles mais le plus étonnant se situe dans l’origine de ces visiteurs : Suisse, France, Angleterre, Espagne, Belgique, Guyanne française, USA et Canada !  Je me demande comment ces personnes ont eu connaissance du site. J’ai quelques amis mais principalement à la Tour de Peilz… Il parait qu’a l’énoncé de ces chiffres, je me monte le cou ??

Prochaines étapes

Au risque de trop privilégier les exploits de notre marin des Alpes, je tiens ici à faire part des deux prochaines qualifs qu’il devra mener à bien :

Les 5 et 6 avril, régate en double (avec son frère) BSM ( Bretagne – sud – mini ).  L’Orient – Pornichet soit 120 miles

Le 12 avril en solo, 300 miles, départ Pornichet

Le Duke 353 va faire parler la poudre !

Omission…

Je répare un inacceptable oubli : Lors de l’interview ci-dessous, j’ai malencontreusement omis d’incarner notre héros océanique sous support photographique, probablement l’émotion de dialoguer avec un héros en est la raison.

En Exclusivité mondiale, interview

En qualité de journaliste promoteur de la jeunesse réactive et membre honoraire de la société pour la sauvegarde des baleines en eau trouble, j’ai eu le grand honneur par l’intermédiaire de la Gazette du port de procéder à l’interview du désormais célèbre marin des Alpes. Bien que croulant sous la chape des honneurs, le marin a accepté d’être tutoyé, je lui en suis gré.

Moi – Quel est ton nom ?
Lui – Gérard D’aboville

Moi – Tu as parcouru 1000 miles sur l’océan soit environ 2000 km, est-ce que c’était long ?
Lui – En fait j’ai fait plus que cela car j’ai fait des ronds dans l’eau… (Rire)

Moi – Quel événement t’a le plus marqué ?
Lui – Ben… Je ne sais pas.

Moi – Suite à cette réponse circonstanciée, nous passons à la question suivante :
Est-ce que la réalité de l’exploit accompli a été identique au fantasme ?
Lui – Non… Si… A certains moments, certains évènements, oui ! Pendant trois fois deux heures mais pour le reste, non ! Je n’ai pas pu profiter de ce que j’imaginais !

Moi – Alors, le plus dur ?
Lui – Le plus dur, c’était le mental, ne pas abandonner, tout cela lié à la fatigue, oui. Mentalement c’était le plus dur.

Moi – Le plus agréable ?
Lui – J’ai eu un peu de soleil (rire) quand le ciel était clair.

Moi – Qu’est-ce qui t’a le plus manqué ?
Lui – Mon pilote (rire)

Moi – Combien te reste-il d’étapes de qualifications ?
Lui – Eh ben, une et demi, je dois valider la dernière avec mon dossier pas encore fini, dossier qui est sensé prouver ce que j’ai réellement fait, et en plus les futures qualifs, 2 cette année et 4 l’année prochaine, donc il reste à peu près 8 étapes…

Moi – Est-ce que les réparations que tu as faites sur ton bateau t’ont satisfait ?
Lui – La question est posée d’une manière à laquelle je ne peux pas répondre car satisfait n’est pas le terme que je peux utiliser.
Moi je dirais qu’elles ont tenu, que je n’ai pas cassé mais elles ne peuvent jamais satisfaire pleinement.

Moi – Quelles sensations a-t on au milieu de la nuit, tout seul sur un bateau tout petit en plein océan ?
Lui – Ca dépend si la nuit est noire ou si elle est claire.

Moi – Si elle est noire ?
Lui – Si elle est noire, c’est dur, t’as aucun repaire, c’est très difficile, très très difficile, tu ne vois pas tes voiles, tu ne vois pas la direction, tu vois ton compas, tu le vois mais c’est très compliqué, avec la fatigue, c’est horrible… Mais par nuit claire, si tu arrives à voir les étoiles, c’est déjà plus facile et plus agréable, avec la lune, c’est encore mieux.

Moi – T’est-t-il arrivé d’avoir peur ?
Lui – Oui, deux fois. Une en voyant arriver un cargo, après le coucher du soleil, je me suis vu dedans ! Une deuxième fois quand j’ai explosé dans le golfe de Gascogne, la nuit noire arrivait, dans la brume sous spi dans de la houle, là j’ai flippé alors j’ai tout affalé pour finir, là, J’ai eu les boules ! (pas de rire)

Moi – Combien de fois as-tu eu envie d’abandonner ?
Lui – Je ne peux pas les compter mais en gros un paquet de fois.

Moi – Comment arrivais-tu à prendre le dessus ?
Lui – Ce n’est pas explicable… Si, oui, peut-être que j’ai pensé à tout ce qui a été fait, aux gens qui m’ont donné un coup de main et puis tu te dis que c’est con d’abandonner alors que ca fait juste mal.

Moi – Maintenant des questions un peu différentes ; après cet exploit, consentiras-tu à encore nous côtoyer, nous qui ne sommes que des petits marins de gouilles ?
Lui – Non ! Je ne pense pas (rire).

Moi – As-tu pensé parfois à ta maman qui t’avait mis au monde dans la douleur il y a déjà pas mal de temps ?
Lui – Euh… Oui, surement parce que c’était son anniversaire juste avant que je passe à l’ile de Ré, C’était bien, j’étais au bord, j’ai pu l’appeler.

Moi – Est-ce que les rames sont autorisées à bord ?
Lui – Il y en a une qui est autorisée. (rire)

Moi – Est-ce que tu l’as utilisée souvent ?
Lui – Non ! Parce que sur le lac ca va bien pour rentrer au port mais quand il y a 200 miles à faire, ce n’est pas imaginable (double rire).

Fin de l’interview.

L’interviewer, peut-être par discrétion a omis de citer celle qui a sans doute été très importante dans cette aventure nonobstant toujours discrète. Dans les pires moments, il est assurément précieux d’être habité par un cœur qui bat pour vous.