Mois : juin 2018
Le Bol d’or, c’est …
Une nautique en ébullition !
Le bouchon à la sortie du port !
Et la grande aventure des 10 ème rugissants peut débuter !
Et qui sont les meilleurs ?
Le bateau des jeunes du CVVT secondé par AYMERIC… Premier des écoles de voile
François et ses mousquetaires tout fiers….. gagnants du Bol … A la barbe des genevois !





















Avis aux assoiffés
La bonne nouvelle est dès lors propagée.
Dès hier, la buvette bien connue des amoureux du port a ouvert toutes grandes ses portes.
Si vous voyez derrière le bar une charmante personne, il s’agit de Rosanna, la gérante de la saison. Après un court sondage, elle reconnaît n’avoir aucun défaut et en conséquence une armada de qualités.
A part ces constatation à peine triviales, Rosanna nous a proposé les horaires suivants :
Du mardi au vendredi : ouverture de 16h à 22h
Samedi et dimanche : de 11h à 22h
Lundi : Relâche
Il est aussi à noter que par temps de déluge, Rosanna préferera rester au coin du feu.
Pour une p’tite croqu ! Rendez-vous à la buvette
Quelques constatations
Après le 80 ème Bol d’Or :
1° Le bateau de la gazette a obtenu un classement que notre modestie nous interdit de divulguer !
2° Nous proposons pour la prochaine édition d’obliger tous les bateaux à installer des coussins confortables à bord ou, le cas échéant d’offrir aux concurrents une pommade à appliquer sur nos fessiers endoloris.
3° Un distributeur de glaces serait le bienvenu pendant les périodes de « molles »
3° Notre champion François a gagné l’édition présente, s’offrant même le luxe de devancer le fameux monstre Rafica. Par contre il est réellement lamentable de constater que toute la presse et même le comité de la nautique ne parlent que des 2 D35 de la famille Bertarelli et nous trouvons que ce chauvinisme genevois est triste. Oui ! nous avons dans le haut lac des marins meilleurs que les genevois….
Avis
Tout le personnel de la gazette sera absent 3 jours pour cause de bol d’or. En conséquence le rédacteur surnuméraire se verra dans l’impossibilité d’assurer ses fonctions depuis le grand large. Par contre, dès lundi, notre photographe tâchera de ne pas oublier de vous offrir de superbes photos relatant la régate.
Pour ceux …
Qui ne veulent plus subir les incertitudes de la météo, Florian nous incite à lire attentivement le lien suivant :
http://www.meteosuisse.admin.ch/home.subpage.html/fr/data/blogs/2018/6/les-vents-du-leman.htm

Hier… bol d’or en 1900
L’ancêtre des Bols d’Or, un texte amusant !
Le 20 août 1900, la Société nautique de Genève organise une grande régate autour du lac, dotée d’un objet d’art offert par M. Charles Bartholoni. Le règlement était nouveau et original. Le temps était compté de la façon suivante : on déduisait les heures pendant lesquelles les yachts restaient à l’ancre, de huit heures du soir à six heures du matin. En outre, les concurrents pouvaient se servir de tous les moyens de propulsion tels que rames, remorque par le youyou, gaffes, maille pour haler du rivage ; il était pourtant interdit de se faire tirer par un vapeur. Ces dispositions avaient pour but de permettre aux bateaux de se rapprocher des rives si la brise tombait, et de donner aux équipages la faculté de coucher à terre. Voici le compte rendu de cette course, extrait d’une lettre de E. Reverdin parue dans le Yacht du 25 août 1900 : « Lundi matin, à dix heures, nous sommes partis onze yachts de Versoix par légère brise du sud-ouest. Voici leurs noms : Tanit, Sirius, Grèbe, Sarina, Black-foot, Sarcelle, Alma, Yseult, Fly Gyptis, Blanche. »
« A midi, nous doublons le village d’Yvoire. Sarcelle et Fly nous abandonnent, à deux heures 45, devant Evian ; après avoir eu un moment de calme, à 3h30, nous voyons devant nous une forte poussée de vaudaire qui rend le lac bleu avec moutons. Nous allons à terre puis à Meillerie pour mouiller et laisser passer l’orage dont nous n’avons que le remous. Au bout d’une demi-heure, nous repartons, vent arrière, le temps s’étant remis rapidement.
« Nous arrivons au Bouveret de 5h55 à 6h13 ; nous ne sommes plus que sept concurrents. Nous avons donc fait un trajet très rapide, presque toujours au vent arrière avec brise très maniable permettant de porter les flèches et les spinnakers. Après le coup de vaudaire, j’avais pris la précaution trois ris que je n’ai pas tardé à larguer.
« Le retour a été plus mouvementé. Partis le 21 à 6h du matin du Bouveret, nous avons navigué dabord vent arrière, par brise légère puis calme plat s’est établi vers 10h jusqu’à midi. Les petits bateaux en ont profité pour ramer et même pour aller en remorque le long du bord. Je l’ai fait moi-même de Tourronde à Petite Rive pour ne pas rester en place. Vers midi, une brise très légère et nous voilà repartis vent arrière ; nous doublons Evian puis nous arrivons à l’embouchure de la Dranse à une heure et demie. De là avec une assez bonne brise, nous traversons le golfe ; la brise tombe peu à peu, Arrivés près d’Yvoire, vers 4h, un très fort coup de vent du sud s’élève ; Gyptismouille à Yvoire, Tanit à Nyon ; moi-même, j’amène toutes mes voiles. Je me mets à l’ancre un instant puis malgré une pluie torrentielle, je repars aux heures 4 minutes 35 secondes du soir. Avant moi sont arrivés Sarina et Yseult qui avaient dû se servir des avirons dans la matinée,


