Mois : novembre 2015

Jeudi

La désormais traditionnelle soirée gastronomique a eu lieu traditionnellement comme la tradition le veut désormais. Le rédacteur cuisinier se fait un devoir de remercier tout le monde pour les compliments (mérités) qui lui ont été adressés. Cependant un merci tout particulier ira à celle qui de par sa générosité nous a permis de déguster une courge bio, du jardin de Brent dont la petite graine fut plantée avec amour et que le cuisinier a mis 3 heures à dépiauter risquant à chaque instant de se sectionner un doigt.

PS: Un dessert chocolat / poire  confectionné par Pirouette a achevé de ravir nos papilles. 

 

 

Un voisin

Que vous verrez au large du port même en hiver !

Sortie par Bise de 7 Bf

Publié dans: HABER YACHT. Tagué : Fifty, Régulateur d’allure.
Voilier fifty

Une Bise bien établie le 3 mai 2014 nous a permis de tester notre voilier sous des rafales de vent atteignant près de 40 Knots. La navigation a débuté à la sortie du port du Bouveret au près par un bon 5 Bf. Par prudence nous avons monté la grande voile avec un ris et déployé le foc à l’avant. Au large de Vevey et jusqu’à Lutry nous avons modifié notre route pour prendre de travers le vent, qui forcissait jusqu’à 7 Bf.

Naviguer avec le système de régulation d’allure C4 permet dans ces conditions d’assurer une excellente stabilité de route. Sous les coups de vent, le bateau lofe légèrement, la grande voile (pas trop bordée) perd de la puissance, ce qui permet au foc de rétablir le cape en douceur. Pas besoin d’agir sur la barre. Le safran bloqué et les deux dérives arrières abaissées au maximum éliminent tout risque de départ à l’aulofée. Vous pouvez quitter votre poste de barreur en toute tranquillité.

Observez dans la vidéo qui suit. Au début de la séquence, l’angle de navigation par rapport au vent réel et d’environ 80°C et la vitesse vraie est d’environ 7 Knots. La dérive principale est ensuite quelque peu relevée, ce qui fait abattre le bateau de 30°C. L’angle de navigation par rapport au vent réel devient alors de 110°C et la vitesse vraie monte à un peu moins de 8 Knots.

Le grand largue

Le grand largue    vu par André Guex

Pendant des heures, au plus près. Un sifflement aigu et modulé vous a enveloppé, s’exaspérant à rencontrer la résistance des cables et des mâts. Pendant des heures, arrêté parfois sous le poids de la vague amoncelée, la carène a buté, puis s’est redressée pour repartir et courir, la lisse dans l’eau, folle d’embruns.

Pendant des heures, votre volonté et votre désir se sont tendus vers ce cap à doubler pour le louvoyage, vers cette bouée irrèelle, tremblotant sur l’horizon au point exact ou semble naître la brise.

A la seconde où vous passez, où vous pouvez passer, filer les écoutes et laisser courir, tout votre corps apprend ce que c’est que le largue.

Le largue après le louvoyage, c’est la bouffée d’air inondant les poumons du plongeur qui émerge. Et quand vous avez louvoyé contre le courant, le sentiment de renaître est plus fort encore. Larguer, c’est abandonner, lâcher, se laisser porter…

21ème siècle

Les fabricants de voiles du 21ème siècle

Traduction libre d’un article de Brian Hancock

Durant de longues années, le fait d’acheter de nouvelles voiles pour votre bateau commençait par une visite chez le voilier le plus proche. Quelques heures de discussion quand à la coupe de la voile, il vous expliquait les vertus de nouveaux tissus et la manière de les coudre. Il vous livrait ensuite au printemps le travail achevé.

Ces jours sont maintenant malheureusement révolus. Les voiliers modernes s’en remettent à des industries du 21ème siècle. Ces usines chinoises, sri lankaises ou encore établies en Afrique du sud ont remplacé les ateliers locaux.

Les clients d’aujourd’hui ne sont pas ou peu intéressés par le lieu de fabrication de leurs voiles. Ils les veulent bien dessinées, coupées avec précision et solidement assemblées, tout ceci pour un prix raisonnable au mépris de l’industrie locale.

Dans les années passées, le nylon ou dacron représentaient la majorité des tissus employés pour confectionner des voiles, cependant ces fibres manquaient de stabilité et se déformaient rapidement. Après quelques temps déjà, vos voiles commençaient à donner des signes de vieillissement.

Tout cela a changé ! Vos voiles sont aujourd’hui fabriquées par de puissantes machines informatisées aux performances étonnantes ; pas de déformations ou altérations leur garantissent une meilleure longévité. Ajouté des formes dessinées avec précision par des coupeuses et collées, elles sont livrées presque parfaites.

Il n’est plus nécessaire aujourd’hui d’afficher de prestigieux noms tels que North ou Ullman pour offrir à vos clients des voiles magnifiques ; si vous disposez d’un petit local et refusez d’investir dans un outillage onéreux, vous pouvez vendre de belles voiles à votre logo.

Ainsi le jeu a changé, les clients d’aujourd’hui sont garantis de presque toujours  obtenir de belles voiles pour un prix compétitif, belles mais nées d’ailleurs…

 

… Et 60 ans plus tôt …

André Guex a écrit :

Précautions à prendre en commandant une grand voile

Pour être efficace, une grand voile aurique ou marconi doit avoir une forme d’aile, du creux. La nature n’aime pas les droites, elle ne les connaît pas d’ailleurs; une voile plate engendre mille remous fâcheux. Le pic d’une voile aurique permet de travailler ce creux, de le régler à volonté, du moins dans une certaine mesure : Halant sur la drisse de pic on donne du creux, en la choquant, on aplatit la voile. Avec une voile marconi, on n’a pas la ressource du pic, le creux doit être donné par le maître voilier. Donc, commandez une voile avec du creux, avec beaucoup de creux, avec trop de creux, ainsi vous aurez une petite chance d’en avoir … juste assez. Il faudrait obtenir des maitres voiliers qu’ils l’établissent sur brise moyenne et qu’ensuite seulement ils coupent la base, la ralinguent et la livrent. C’est beaucoup demander et et ça coûterait cher.

Alors, il faut ruser un peu. Commandez une voile inachevée dont la base resterait pout l’instant trop étoffée et sans ralingue. Naviguez quelques jours avec votre voile en bordure libre et laissez là se faire ainsi.

… Le plus célèbre skipper de Suisse et l’un des plus connus d’Europe, L. Noverraz, voulant être certain d’avoir une voile assez creuse pour un 6m avec lequel il allait courir en Méditerranée, commanda à Ratsey une voile trop longue de guindant de chute. Après avoir fait poser des cosses nouvelles aux points définitifs, il navigua en bordure libre laissant flotter la base trop grande, traça la ligne de base assurant le meilleur creux, fit couper et ralinguer la base et … gagna.

Affaire à saisir

Si vous avez bénéficié d’un confortable héritage ou trouvé un magot en creusant le mur de votre salle à manger et si en plus vous cherchez une place d’amarrage pour votre yacht, l’adresse çi-dessous peut vous intéresser.  

                                                             www.domainedechamblandes.ch

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Attention ! Jeudi, la brigade culinaire de la gazette du porc va tenter l’exploit de transformer une citrouille ( D’un jardin de Brent sans additifs de goût et de couleur), non pas en carrosse mais en soupe à la courge.
Il est bien entendu que ce sera Madame Pirouette qui dirigera les ébats nous garantissant la soupe du siècle.
Une seule condition à ce miracle de transformation :                                             Etre présent jeudi 26 novembre à 19h30 au club.