Jeudi

La désormais traditionnelle soirée gastronomique a eu lieu traditionnellement comme la tradition le veut désormais. Le rédacteur cuisinier se fait un devoir de remercier tout le monde pour les compliments (mérités) qui lui ont été adressés. Cependant un merci tout particulier ira à celle qui de par sa générosité nous a permis de déguster une courge bio, du jardin de Brent dont la petite graine fut plantée avec amour et que le cuisinier a mis 3 heures à dépiauter risquant à chaque instant de se sectionner un doigt.

PS: Un dessert chocolat / poire  confectionné par Pirouette a achevé de ravir nos papilles. 

 

 

Une réflexion sur “Jeudi

  1. L’âme jardinière – une aventure intérieure de Catherine Laroze
    Le silence de l’hiver

    Extrait :
    « …Et, ce matin, il est là ! Le bon, le clair, le net hiver, sonore sous le pied, tendu comme un arc, froid et vif, tout entier contenu dans la buée qui s’exhale de son souffle. Avec son retour, curieusement, toutes les inquiétudes du jardinier s’en sont allées, balayées par la franchise de sa présence. Car où pourraient se tapir les peurs et les secrets désormais ? Nul endroit pour se cacher, tout est révélé dans le jardin d’hiver, dans la transparence et la légèreté d’un espace délivré de sa pesanteur et de son épaisseur. Privé du jeu des reflets, de la masse opaque des feuillages, du dialogue permanent des ombres et des lumières, le jardin est devenu plus lisible et accessible, des perspectives se sont libérées, des trouées ont été ménagées, rassemblant en un seul coup d’œil les contours, les tracés, les volumes et les plans successifs. L’arbre dessine sa puissante armature dans l’espace, les buissons révèlent leurs fines attaches, les allées entraînent les regards vers le lointain, les bassins dévoilent leurs profondeurs apaisées. Quant aux couleurs et aux parfums, ils sont revenus pour un temps à la terre, dont ils épousent le chant égal et profond.
    ….
    Maintenant que l’hiver est là, non seulement le jardinier ne le redoute plus, mais il souhaite s’y enfoncer plus profondément encore, aller vers le froid, la rigueur, l’abstraction qui annoncent le renouveau de la vie. Il en vient à souhaiter la neige, la douce, puissante et unifiante neige, à l’abri de laquelle il va pouvoir penser au printemps de son âme. »

    Monique, de Brent
    (Rassurée du fait que le Chef ait conservé ses dix doigts, ce n’était pas garanti !)

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