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Inévitable
Un surprise ( qui était, il faut bien le dire, tribord amures ) a percuté la vaudoise. Cet accident est probablement du à une perte de maîtrise. On craint que le capitaine ait trop sniffé de fumée de pétards ou tout simplement ait voulu supprimer un concurrent pour le prochain bol d’or. On ne déplore pas de pertes humaines, cependant un col-vert mâle a été broyé entre les deux proues des bateaux. Rien des efforts des sauveteurs accourus sur place ne réussit à ramener à la vie le malheureux palmipède imprudent.
Help !
Nous connaissons tous cette bizarre sensation de grand calme suivant immédiatement un évènement parfois douloureux. Je suis aujourd’hui victime de ce grand vide où les sens semblent anihilés : La régate des vieux bateaux, les feux d’artifice du 31, le bruit, la foule, la semaine fut une explosion permanente d’évènements imprimant la folie dans nos sens un peu endormis.
Aujourd’hui, plus de fête, plus de musique, buvette vide, port en berne, stands de boissons fermés, feux éteint, cygnes endormis…
En conséquence, pour que la gazette survive à ce néant insupportable , je cherche :
Un individu qui accepterait de tomber à l’eau tout habillé, son Iphone à la main et qui serait attaqué par des canards ou une jeune femme qui menacerait de se mutiler les cheveux si le garde – port ne s’intéressait pas à elle, ou encore un unijambiste qui monterait à un mât la tête en bas et qui arrivé au sommet crierait : vive la Suisse et les français ! Que sais-je encore, je suis ouvert à toutes propositions d’un cascadeur, employé communal ou animal de compagnie qui m’aideraient à redonner vie à ma gazette. Merci !
Salut Prevert !
…Quelque fois le matin
Je poussais des cris d’animaux
Je gueulais comme un âne
De toute mes forces
Et cela me faisait plaisir
Et puis je jouais avec mes pieds
C’est très intelligent les pieds
Ils vous emmènent très loin
Quand vous voulez aller très loin
Et puis quand vous ne voulez pas sortir
Ils restent là ils vous tiennent compagnie
Et quand il y a de la musique ils dansent
On ne peut pas danser sans eux
Il faut être bête comme l’homme l’est souvent
Pour dire des choses aussi bêtes
Que bête comme ses pied gai comme un pinson
Le pinson n’est pas gai
Il est seulement gai quand il est gai
Et triste quand il est triste ou ni gai ni triste
Est-ce qu’on sait ce que c’est un pinson
D’ailleurs il ne s’appelle pas réellement comme ça
c’est l’homme qui a appelé cet oiseau comme ça …


