On a vu les batovolants, maintenant les vélovolants !
Catégorie : Uncategorized
Deuil au port
Connaissiez-vous Bernard ? Il est mort. Son agonie a duré le temps d’une nuit dans les bras secourables d’un ami. Il est dur mais indispensable d’accepter que même les plus amis de nos proches peuvent nous quitter, c’est la dure réalité mais c’est la vie.
Bernard n’était pas vraiment célèbre, on ne lui connaissais que peu d’amis, trop jeune pour celà. Et c’est encore plus pénible et injuste d’assister au décès d’un jeune alors qu’il y a tellement de vieux qui vivent encore… Mais c’est la vie. Je ne sais pas quand aura lieu la cérémonie funèbre mais je sais qu’elle sera triste. Bernard est mort, Bernard était un caneton.
Bol de soupe à la grimace
Plus de 500 concurrents, 100 abandons pour avaries diverses, plus de 1500 marins du lac aux prises avec une bise plus que soutenue, 1495 navigateurs qui n’ont pas la moindre chance de gagner se sont lancé sur un Léman déchaîné…
La presse ne cite que la gagnante, Madame Bertarelli et son skipper-boy, deux mots pour préciser que le bateau en deuxième position aurait bien pu se mesurer au premier sans une erreur fatale, quel drame !
499 équipages dont les journeaux quotidiens se foutent éperdument. Un gagnant pour 499 perdants … Notre civilisation est comme cela, elle adule le gagnant et ignore superbement ceux qui ont la malchance d’être derrière lui.
Nous avons terminé aux environs de la 180 ème place, excusez-nous du peu, je formulerai comme la première concurrente qui interviewée a déclaré : Nous tâcherons de faire mieux la prochaine fois.
Bol d’or

Les 3 mousquetaires du Léman : Matthias – Etienne – Paul et Louis : Après une régate aux conditions rêvées mais particulièrement viriles, nous passons la ligne d’arrivée sans soucis majeur, bise forcissant ( peut-être pas loin de 40 noeuds) avec grosses vagues. Nous affalons la GV. pas de soucis puis, erreur fatale, nous roulons le génois. Le temps de mettre en marche le moteur, le foc se déroule dans le tiers supérieur et bat dangereusement. Evidemment impossible de le dérouler pour affaler. Les gars tout de même arrivent à le descendre un peu. Les pressions alors cassent l’une après l’autre et le haut du foc se met à fonctionner comme un spi. Moteur à fond en marche arrière, le bateau ne répond plus et dérive. C’est là que nous avons vu les enrochements se rapprocher dangereusement. Alors mes mousquetaires se sont suspendus au foc pour l’affaler et après de dantesques efforts y sont parvenu. Le foc est lacéré mais le bateau sauvé. Merci, les gars, beau travail. Conclusion confirmée par François, on ne roule pas un génois dans le fort vent, on l’affale ! Il n’y a pas d’âge pour apprendre mais il y un âge pour affaler un foc en folie… Et il y a la classe de savoir choisir un bon équipage !
PS: Le Raffica a démâté, nous sommes arrivés !






