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Quelques vues du port sous des angles un peu différents :
Visiteur
Parmi les visiteurs du port, certains beaucoup sont sympathiques. Celui ayant amarré son bateau, un Fischer 25 joliment nommé SABAI ( joli en thaïlandais) en est le parfait exemple. De plus, les invités à bord sont généralement de célèbres navigateurs au long cours.
Info de dernière !
Un projet d’équipe
by lemarindesalpes
Quand un projet individuel arrive à dépasser la centaine de supporters, ce n’est plus un projet individuel. Cette MiniTransat est très loin d’être une course en solitaire.
Arrivés à Douarnenez le samedi 5 septembre, bateau et skipper sont prêts à partir (à part une ou deux bricoles). Le 19 septembre à 15:30 aura lieu le départ des 72 bateaux vers les îles Canaries. Une escale d’un mois pour repartir le 30 octobre jusqu’en Guadeloupe.
Nous avons trouvé beaucoup de petits sponsors qui ont donné un souffle incroyable au financement du projet (CVVT, Commune de La Tour-de-Peilz, Thorens gypserie et Peinture Vevey, HardCore Sports Verbier, Jenny Architectes Vevey, Chalets Sous-le-Vent Guadeloupe, Restaurant le Castel de Bois Genoud Crissier, BCH Backup, Cotton Club Vevey, Swiss Machines). Des sociétés comme CNS, MaxiVue La Tour-de-Peilz, ou Samsbike, ont aussi donné un coup de main.
Les partenaires techniques ont beaucoup participé aussi, même depuis longtemps (Domaines Neyroud, avec ses étiquettes de vin du projet, et l’infatigable Martial qui est toujours là pour le facile et le difficile; Art Print Imprimerie, depuis la première pancarte jusqu’aux derniers dossiers de sponsoring; Popo Print & More, jour et nuit pour décorer le bateau avec tous les sponsors; Treina Marine, pour toute aide à tout moment; Watt & Sea, pour une traversée en énergie verte; Léman Plaisance, pour l’équipement électronique; Windtech, avec son maître du machining Shawn, qui à 19 ans a construit trois types de pièces de précision qui marchent incroyablement bien sur la barre, les safrans et la quille du Duke.
Mais le plus impressionnant de ce projet est la quantité de gens, des membres de la famille, des amis, des anonymes, voisins, parrains, adultes, enfants… Des Suisses, des Français, des Espagnols… Tous ceux qui ont un t-shirt, qui ont fait des dons désintéressés, qui rêvent avec moi pour que ce projet aboutisse, tous ces noms, on ne pourrait pas arriver à les écrire. Il n’y a pas assez d’espace sur la coque et voiles pour remercier tous les membres de ce projet. Pour cette raison, le logo lemarindesalpes est devenu un emblème pour l’esprit d’équipe, la définition du soutien sportif, le remerciement infini pour une aide immense qui rend possible que le bateau et le skipper soyont prêts à tirer le plus long bord qu’un marin du lac Léman puisse imaginer. Pour cette raison, vous êtes tous désormais présents sur le bateau, en forme de skieur dans la grande voile, et vous tous traverserez l’Atlantique avec moi, parce que je ne peux pas trouver un autre moyen de dire ou de crier MERCI!!!
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lemarindesalpes | 13 septembre 2015 à 9:01 | Catégories: Uncategorized | URL: http://w
PS : La gazette du port a aussi participé humainement et financièrement à l’encouragement du marin des alpes dans son projet.
Nouvelles de Duke
La régate prologue qui devait avoir lieu aujourd’hui a été annulée pour raison de mauvaises conditions météo, donc pas de navigation avant le grand départ, le 19 septembre, à 15h30.
A un inconnu au port …
… Et qui fête ses vingt ans !
Cela, c’était avant !
A VINGT ANS…
A vingt ans, certains sont déjà vieux, ils sont prêts à mourir une longue vie sans étoiles.
D’autres ne peuvent quitter leur chambre d’enfant, leurs jouets, leurs nounours.
Il en est qui cherchent, ils cherchent la vérité, ils cherchent l’âme sœur, ils cherchent les secrets du bonheur, ils se cherchent… parfois ils trouvent… la drogue, Dieu, une carrière, ils sont punk, politiciens, on leur a promis qu’ils pouvaient acheter le bonheur, alors ils achètent… une voiture, la mode, des idées toutes faites.
D’autres, plus courageux partent, ce n’est pas possible d’être heureux ici, alors ils partent… en Amérique ou ailleurs…
Ceux qui habitent en Amérique ou ailleurs partent aussi, en Suisse ou ailleurs…
Et puis c’est beau, l’Amérique! Les plages sont superbes, les filles bronzées, c’est grand l’Amérique ! On respire, on n’en voit pas le bout, c’est génial, l’Amérique ! … c’est con, l’Amérique.
Alors… il est où, ce foutu bonheur ? Parfois on trouve sur son chemin une âme qui pourrait être sœur, on dit qu’on tombe amoureux, pourquoi dit-on qu’on tombe ?
Tout d’un coup on se sent mieux, la route devient plus riante, on est habité par quelqu’un d’autre, on n’est plus seul…
C’est mieux que l’Amérique… pas toujours, car le bonheur qu’un autre procure est fragile, on se promène main dans la main, la main de l’autre est douce à caresser, c’est la fusion, la fusion de deux cœurs, de deux solitudes, la fusion de deux mains mais la nuit venue, on la regarde dormir et l’on est à nouveau seul.
On rentre dans les rangs de la vie, on se découvre des passions nouvelles, des passions d’adulte, des passions sérieuses, on travaille, on gravit les échelons de la hiérarchie, on gagne de l’argent, on va en Amérique en vacances, on achète des bonheurs, enfin on achète…
C’est certainement cela, le bonheur.
On s’engage dans la vie, on devient quelqu’un, un chef, un président, on est respecté, on nous envie, on se sent mieux, les angoisses ont disparu, on a enfin trouvé !
On a trouvé le succès, l’argent, on domine, on a de l’expérience :
– Oui, Messieurs, croyez-en mes compétences, je sais. !
On sait mais on s’est perdu, on a perdu ses billes, on a égaré sa vie, on a vendu son âme.
Alors on subit une alerte cardiaque, on ménage une petite pose dans ses occupations, on réfléchit, on se dit qu’il est trop tard pour chercher autre chose, on prétexte les enfants à charge, les échéances financières, on clame à qui veut l’entendre qu’on est très bien comme cela, il suffit de travailler moins.
On accepte, on renonce, on s’habitue… on croit s’habituer, mais on vieillit, les années défilent vite, très vite… et le bonheur, dans tout cela ?
Le bonheur, on constate que c’est un mot, un mot crée pour faire envie, un mot devenu support publicitaire, un mot vide, un mot vide, comme nous.
Alors un chien oreillard passe à côté de nous, on le regarde, on le caresse, il est heureux de nous sentir ami, cela dure deux minutes… et si c’était cela, le bonheur ?
On sourit à une inconnue, on parle à un vieux tellement seul qu’il ne sait pas très bien répondre… et puis on reçoit une lettre de son fils, c’est peut-être cela, le bonheur.



