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complément d’info

L’article sur les mécanismes corporels face au froid a paru à un de nos fidèles lecteur, révéler un oubli : Voici un complément d’info. 

En résumé et pour ceux qui ne voudraient pas tout lire, une recommandation : Restez chez vous dès que l’eau du lac n’atteint pas 26°C !

Comportement en cas de chute dans l’eau

Si vous tombez dans l’eau froide, rappelez-vous que l’eau conduit la chaleur beaucoup mieux et plus rapidement que l’air. La plupart des bateaux flotteront même lorsqu’ils ont chaviré ou sont inondés. Aussi, il faut faire tout son possible pour sortir au maximum son corps de l’eau en grimpant sur la coque ou en se hissant sur n’importe quel objet flottant. Le port d’un gilet de sauvetage (voir aussi les gilets de sauvetage) vous gardera à flot même si vous êtes sans connaissance.

Avec ou sans brassière, lors d’une nage vigoureuse, le thermographe montre que les bras, les épaules et la partie supérieure de la poitrine commencent également à perdre beaucoup de chaleur car, en nageant, le sang est contraint d’irriguer les muscles moteurs supérieurs, mais il se refroidit en circulant plus rapidement à la surface du corps en contact avec l’eau. Lorsque ce sang retourne dans le cœur et tous les organes, il diminue plus rapidement la température interne du corps.

A ceux …

… Qui envisageaient d’aller se baigner aujourd’hui…. Martin nous a fait parvenir quelques informations de bon aloi !

Société Internationale de Sauvetage du Léman

La survie en eau froide
Chaque année, l’actualité des faits divers nous rappelle tragiquement que le Léman est un lac froid durant une grande partie de l’année et qu’une personne qui y tombe accidentellement, a peu de chance d’y survivre si elle ne prend pas toutes les mesures nécessaires en attendant l’arrivée des secours.
Ce dossier a pour but de mettre en évidence le mécanisme de l’hypothermie et ses conséquences, mais aussi la manière de retarder ces effets ainsi que le traitement d’urgence.
L’hypothermie dans l’eau
L’hypothermie est un abaissement de la température du corps humain au-dessous de la valeur normale. La température centrale de l’organisme est de 37 degrés. L’équilibre thermique, c’est-à-dire la température pour laquelle l’organisme ne perd, ni ne gagne de chaleur est réalisé dans l’eau entre 33 et 34 degrés. De plus pour une même température, on perd 25 fois plus de chaleur dans l’eau que dans l’air.
Une chute dans l’eau peut devenir une situation inquiétante, quelle que soit la saison si le séjour se prolonge car elle entraîne une hypothermie.
De nombreuses personnes munies de leur brassière de sauvetage, qui, après leur chute ne sont ni blessées, ni choquées, ni fatiguées, meurent simplement de froid.
Un corps humain immergé abandonne rapidement sa chaleur dans l’eau froide environnante et le sang refroidi circule alors dans les organes vitaux comme le cœur, le cerveau et les affaiblit.
Or, le corps est une machine électrochimique et toutes les réactions chimiques ralentissent lorsque la température diminue. Si ce ralentissement chimique se situe dans le cerveau il peut provoquer une perte de conscience (évanouissement), s’il intervient au niveau du cœur il déclenche un état électro-anarchique des pulsations cardiaques (fibrillation) qui mène à la mort.

Mécanismes de défense et réponse au froid

Frissons
activité musculaire accrue (pour produire de la chaleur)
Chair de poule
diminution des phénomènes convectifs grâce à la contraction des muscles horipilateurs du poil
Légère augmentation du rythme respiratoire consommation accrue d’oxygène
Envie d’uriner vasoconstriction
Cyanose des extrémités
irrigation préférentielle des organes nobles (vasoconstriction périphérique)
Crampes
diminution du stock de glucides responsable d’un dysfonctionnement musculaire
Augmentation importante du rythme respiratoire surconsommation d’oxygène (pour accélérer les oxydations)
Frissons profonds
début de l’atteinte profonde du froid
Etat de torpeur
début de l’hyporthermie (33°C)
Perte de conscience
baisse de la température à partir de 32°C
Diminution des rythmes respiratoire et cardiaque
au-dessous de 30°C, ralentissement très important du métabolisme
Mort

Bonheur ?

– Bonjour, monsieur, que puis-je pour vous ?
– Bonjour madame, je cherche un bonheur.
-Ah, oui,… je vois… mais ne vous ai-je pas déjà vu, ce n’est pas la première fois que vous venez chez moi !
– En effet, je suis déjà venu.
– N’avez-vous pas été content de mes services ? Il me semble que vous m’aviez déjà acheté un bonheur, c’était je crois un bonheur du jour, est-ce bien cela ? N’en avez vous pas été content ?
– Si… si… mais il a duré un jour.
– Eh, oui, mais ne vous l’avais-je pas dit ?
– Si… vous me l’aviez dit… mais je croyais…
– Alors, que puis-je pour vous, aujourd’hui ?
– J’en voudrais un autre… mais… de plus longue durée, un plus long… un qui…
– Si je vous comprends bien, vous voulez un bonheur éternel.
– Oui.
– Savez-vous que la pièce est extrêmement rare ?
– Oui.
– Monsieur est exigent.
– Oui.
– Vous savez… les bonheurs au jour d’aujourd’hui sont tellement rares qu’ils n’ont pas de prix.
– Oui je sais, mais le prix n’a pas d’importance. Mais pour être tout à fait franc, j’ai déjà un bonheur à la maison.
– Alors pourquoi venez-vous chez moi ?
– Parce que j’ai perdu le mode d’emploi de mon bonheur et j’ai pensé que vous, spécialiste, vous pourriez peut-être m’en fournir un.
– Je le craignais ! Je n’osais pas y penser. Savez-vous que des bonheurs éternels, on peut, à la rigueur en dénicher si l’on est patient, mais des modes d’emploi…. c’est parfaitement introuvable.   JM