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Info bol d’or

Certains voiliers attirent magiquement les regards et suscitent l’admiration. Elégant, racé, performant, Taillevent, de la famille Engel, est l’un d’eux.  Au début des années 90, Marc Pajot se prépare en vue de l’America’s Cup 95, qui se déroulera à San Diego. Philippe Briand, l’architecte du projet, fait construire deux modèles réduits à l’échelle ½, qui s’entraînent au large de Sète. C’est de ces prototypes que Pierre Engel tombe amoureux, et qui serviront de modèle à Taillevent. 

L’apparition des premiers multicoques sur le Léman a généré beaucoup de passion, à l’image de ce trimaran construit par Claude Bourquin dans un appartement de la Route de Florissant à Genève, qu’il a fallu extraire par la fenêtre… © Claude Bourquin

Les premiers multicoques apparaissent sur le Léman au début des années cinquante, dans une indifférence teintée de mépris. En 1950, Henri Copponex dessine le premier d’entre-eux, long de 7 mètres pour 2,8m de large. 

Dix ans plus tard, on aperçoit le milliardaire allemand Günther Sachs au large de Montreux en compagnie de sa femme Brigitte Bardot, à bord du catamaran Pacific Blue. François (Kinet) Hägler, du chantier naval du même nom, est engagé comme skipper, trop heureux de balader la belle tout en dépassant des voiliers de classe métrique, encombrés par le poids de leurs appendices. 

Ah ! Les jeunes !

Ah ! Les jeunes… J’ignore pourquoi ce ne sont jamais les jeunes qui prononcent cette sentence, mais les vieux… Ils devraient pourtant se souvenir qu’ils furent aussi jeunes, les vieux…

Et les jeunes, s’ils ne sont pas ce qu’on voudrait, ils ne sont en réalité que ce que les vieux en ont fait…

Si l’on veut des jeunes dignes de l’admiration des vieux, peut-être serait-il séant de les admirer. Peut-être serait-il aussi souhaitable de les aider à remplacer les vieux, au lieu de les maintenir dans l’ombre de ceux qui érigent leurs expériences obsolètes en certitudes indéfectibles.

L’expérience n’est souvent qu’un paravent opaque derrière lequel les vieux se réfugient pour tenter de sauver un présent qui s’étiole, mais derrière un paravent, on est seul. Et quand on est vieux, il n’est pas bon d’être seul.

Si vous venez chez moi, vous m’y trouverez, sans doute disposé à prêter une oreille bienveillante à vos propos, mais si vous cherchez la lumière, si vous espérez la connaissance sans entrave, la fraîcheur et l’authenticité, adressez-vous à « mes » jeunes, leur esprit vous comblera, écoutez-les, ils sont probablement ma seule chance, la vôtre aussi, de ne pas devenir de vieux cons !

Ah ! Les vieux… s’ils savaient le bonheur d’être entouré de jeunes, ils diraient : Ah ! Les jeunes, ils sont formidables !

 

Bilan Net’Léman 2020

Grâce à un millier de bénévoles et plongeurs, pas moins de 3’400 kg de déchets ont été récoltés sur 12 secteurs tout autour du lac lors de la 10ème édition de Net’Léman. Découvrez dans ce bilan, le résultat détaillé de 37 heures de nettoyage cumulées durant le week-end du 3 et 4 octobre 2020 !

 

Les deuils

La vie n’est qu’une succession de deuils. Dès la naissance se présentent tout ce à quoi on tenait et qui nous abandonne.

Le fœtus, déjà doit abandonner le cocon aussi douillet que confortable de sa maman pour affronter le monde froid et cruel, ceci étant peut-être le premier deuil. Puis rapidement maman pour quelques instants devra quitter bébé, reviendra t’elle ?

Quelques mois passent, maman refermera l’accès à sa poitrine nourricière, un nouveau deuil. Cinq ans, il faut quitter le domicile pour se rendre à l’école.

C’est ici même que se succéderont les deuils de tout ce qui était permis à la maison sanctionné par la maitresse.

Les années scolaires vont se succéder avec leur lot de désillusions et de deuils : Le premier de classe qui ne laissera jamais sa place, le copain qui monte beaucoup plus vite à la corde ou encore la fillette qui ne nous regarde pas.

Ainsi la vie sentimentale va aussi déchanter. Bucolique dans les livres, la réalité est tout autre, encore un deuil, celui d’un amour qui frise l’éternité et qui finit en dure rupture, deuil du grand amour.

 

Cependant, il est un deuil qui peut se manifester à divers âges et reste un de ceux difficile à éluder : Le deuil de la jeunesse nommé vieillesse.

Voici les divers stades se succédant jusqu’à l’acceptation de ce fait inéluctable :

 

1 –  Le déni   Ca va très bien, je me sens très jeune.

2 –  La colère   Tous ces vieux, ils sont insupportables et idiots.

3 –  Le marchandage   Il suffit d’aller dans une salle de gym, l’important est de participer.

4 –  La dépression   Je ne suis qu’un vieux, je vais m’enfermer dans ma cave et me laisser mourir.

5 –  L’acceptation    En y réfléchissant, il y a des avantages à être vieux, on n’a plus rien à prouver et on peut faire les siestes que l’on veut.