Les deuils

La vie n’est qu’une succession de deuils. Dès la naissance se présentent tout ce à quoi on tenait et qui nous abandonne.

Le fœtus, déjà doit abandonner le cocon aussi douillet que confortable de sa maman pour affronter le monde froid et cruel, ceci étant peut-être le premier deuil. Puis rapidement maman pour quelques instants devra quitter bébé, reviendra t’elle ?

Quelques mois passent, maman refermera l’accès à sa poitrine nourricière, un nouveau deuil. Cinq ans, il faut quitter le domicile pour se rendre à l’école.

C’est ici même que se succéderont les deuils de tout ce qui était permis à la maison sanctionné par la maitresse.

Les années scolaires vont se succéder avec leur lot de désillusions et de deuils : Le premier de classe qui ne laissera jamais sa place, le copain qui monte beaucoup plus vite à la corde ou encore la fillette qui ne nous regarde pas.

Ainsi la vie sentimentale va aussi déchanter. Bucolique dans les livres, la réalité est tout autre, encore un deuil, celui d’un amour qui frise l’éternité et qui finit en dure rupture, deuil du grand amour.

 

Cependant, il est un deuil qui peut se manifester à divers âges et reste un de ceux difficile à éluder : Le deuil de la jeunesse nommé vieillesse.

Voici les divers stades se succédant jusqu’à l’acceptation de ce fait inéluctable :

 

1 –  Le déni   Ca va très bien, je me sens très jeune.

2 –  La colère   Tous ces vieux, ils sont insupportables et idiots.

3 –  Le marchandage   Il suffit d’aller dans une salle de gym, l’important est de participer.

4 –  La dépression   Je ne suis qu’un vieux, je vais m’enfermer dans ma cave et me laisser mourir.

5 –  L’acceptation    En y réfléchissant, il y a des avantages à être vieux, on n’a plus rien à prouver et on peut faire les siestes que l’on veut.

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