Mois : décembre 2020

Les deuils

La vie n’est qu’une succession de deuils. Dès la naissance se présentent tout ce à quoi on tenait et qui nous abandonne.

Le fœtus, déjà doit abandonner le cocon aussi douillet que confortable de sa maman pour affronter le monde froid et cruel, ceci étant peut-être le premier deuil. Puis rapidement maman pour quelques instants devra quitter bébé, reviendra t’elle ?

Quelques mois passent, maman refermera l’accès à sa poitrine nourricière, un nouveau deuil. Cinq ans, il faut quitter le domicile pour se rendre à l’école.

C’est ici même que se succéderont les deuils de tout ce qui était permis à la maison sanctionné par la maitresse.

Les années scolaires vont se succéder avec leur lot de désillusions et de deuils : Le premier de classe qui ne laissera jamais sa place, le copain qui monte beaucoup plus vite à la corde ou encore la fillette qui ne nous regarde pas.

Ainsi la vie sentimentale va aussi déchanter. Bucolique dans les livres, la réalité est tout autre, encore un deuil, celui d’un amour qui frise l’éternité et qui finit en dure rupture, deuil du grand amour.

 

Cependant, il est un deuil qui peut se manifester à divers âges et reste un de ceux difficile à éluder : Le deuil de la jeunesse nommé vieillesse.

Voici les divers stades se succédant jusqu’à l’acceptation de ce fait inéluctable :

 

1 –  Le déni   Ca va très bien, je me sens très jeune.

2 –  La colère   Tous ces vieux, ils sont insupportables et idiots.

3 –  Le marchandage   Il suffit d’aller dans une salle de gym, l’important est de participer.

4 –  La dépression   Je ne suis qu’un vieux, je vais m’enfermer dans ma cave et me laisser mourir.

5 –  L’acceptation    En y réfléchissant, il y a des avantages à être vieux, on n’a plus rien à prouver et on peut faire les siestes que l’on veut.

Tips & shaft

Vendée Globe
Apivia est actuellement en tête du Vendée Globe
© Jean-Marie Liot / Alea / disobey / Apivia

GUILLAUME VERDIER : « SUR LE VENDÉE GLOBE, ON NE PEUT PAS DIRE QUE LES FOILS NE SERVENT À RIEN »

Vendée Globe, avec plusieurs bateaux en course, America’s Cup, avec Emirates Team New Zealand, dont il fait partie du design team, The Ocean Race, avec le futur Imoca de 11th Hour Racing, et Class40, avec le nouveau Pogo : l’actualité du cabinet de Guillaume Verdier est chargée. D’Auckland, où se disputent du 17 au 20 décembre les America’s Cup World Series, l’architecte a pris le temps de répondre à Tip & Shaft.

Les deux bateaux que ton cabinet a dessinés pour le Vendée Globe 2020, Apivia et LinkedOut, sont en tête actuellement, on t’imagine satisfait ?

Oui, c’est toujours satisfaisant d’avoir ses bateaux plutôt en tête que derrière. Maintenant, c’est une course hyper complexe, avec tellement d’aléas qu’il faut rester mesuré. D’une manière globale, ils vont lentement par rapport aux éditions précédentes, ce n’est pas lié aux bateaux, mais aux conditions : ils se sont tous fait bloquer à Sainte-Hélène et ils ont eu une météo particulière dans le Sud. D’après le prévisionniste de Team New Zealand, il y a un décalage de la météo saisonnière de presque trois semaines : l’été dans le Grand Sud est juste en train de s’installer, ils sont arrivés trop tôt ! Voilà pourquoi on observe ces fronts constants et ces zones erratiques passer, le flux plus stable est en train de se mettre en place pour les bateaux de derrière.
Comment expliques-tu qu’il n’y ait peu de différences entre les nouveaux foilers et ceux de la génération précédente, voire même avec les bateaux à dérives ?
Il faut savoir qu’avant l’arrivée des foils, les deltas de progression tous les quatre ans étaient de l’ordre de 0,05 nœud ; désormais ils sont de 2-2,5 nœuds, donc la différence est importante. Après, les foils ne peuvent pas être utilisés tout le temps, on voit bien qu’il y a des conditions très difficiles dans lesquelles ils ne fonctionnent pas. Donc on ne peut pas dire que les foils ne servent à rien : les nouveaux bateaux sont quand même souvent devant, ils ont un bouton d’accélération qui leur permet d’avoir un gain de vitesse énorme pour le près et le vent de travers. Et cela va encore beaucoup progresser, nous vivons un tournant architectural qui va durer peut-être une dizaine d’années.

Dernière info corona

Nous apprenons à l’instant que certains détenus dans une prison du canton ont été mis en quarantaine.J ‘aimerais qu’on explique comment l’on fait pour isoler en quarantaine un mec incarcéré !

Un peu comme si l’on mettait Alain Roura en quarantaine !