Loucherie du jour

Certains ne lui vouent que mépris
D’autres les affres de la panique
On ne le voit ni l’ouï
Mais il guette, diabolique

Ce vecteur  pandémique
Assaillant sans remords
Sans gloire et sans éthique
Vous pénètre et mord

Monsieur, belle dame, les enfants
Au printemps, vous dansiez   
Et bien, morflez, maintenant
Jusqu’au bout de l’été

Les docteurs de la connaissance
Vous débitent vœux et conseils
Et doctes, étalent leur science
Au  détour de vos oreilles

L’ennemi en embuscade
N’attend que le bon moment
Pour porter l’embuscade
A ceux des imprudents

Voilà la triste histoire
D’un monde désorienté
En proie au désespoir
De se voir prisonnier

N’ayant comme seul horizon
Qu’un deux pièces sur la cour
Comme un mur de prison
Enfermés pour toujours

Plus de baisers, d’accolades
Dialogues jaculatoires
Finies les promenades
Et les discours d’espoir

Tout seuls à la maison
Comme le plus vil forçat
Le temps sera long, long
Car de sortir tu ne peux pas

Certains ne lui vouent que mépris
Eux sont les méprisables
D’autres tournent en rond dans leur nid
D’un printemps misérable

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