Vous longez la côte ouest de l’Australie.
Vous ne pouvez pas manquer d’être ébloui par le spectacle magique d’une nature luxuriante. D’infinies plages plus belles que les plus belles cartes postales et une végétation d’une richesse fabuleuse côtoyant l’infini océanique.
Puis, Approchant d’une ville côtière, comme un malaise vous surprend et trouble votre quiétude. Sur le bord de la route, un amoncellement d’immenses cubes bien rangés et étiquetés vous privent de la vue du paysage.
En vous approchant plus avant, vous comprenez vite que ces buildings de containers sont l’origine de notre hyperconsommation. A l’exception de ceux qui seront abandonnés en mer, les survivants auront des mois durant sillonné les mers du globe entassés sur des navires géants crachant leur fumée nauséabonde dans le bleu du ciel.
A l’intérieur de ces boîtes de Pandore s’entassent les objets inutiles que nous achetons quotidiennement et qui viennent enfler nos armoires déjà regorgeant d’habits passés de mode.
Alors, le temps d’un soupir un rien contrit, vous fermez les yeux en pensant à la nouvelle auto qui sera bientôt votre ou le jeans aux genoux pré-troués que vous offriez à votre bien-aimée lui conférant un surplus de séduction.
PS : Le scripteur a utilisé le « vous » peut-être pour éviter le « je ».
