Le fallait-il ?

QUE FAUT-IL RETENIR DE LA PREMIÈRE SEMAINE DE LA ROUTE DU RHUM

Un organisateur droit dans ses bottes
Avec trois grosses dépressions qui se sont abattues sur le Golfe de Gascogne sans répit entre elles, la flotte de la Route du Rhum-Destination Guadeloupe n’est pas sortie indemne des cinq premiers jours de course, entre chavirage (Armel Le Cléac’h), trois démâtages, avaries de pilote automatique et d’aériens, et voiles déchirées. Fallait-il dans ces conditions donner le départ dimanche dernier ?Le débat ne semble guère avoir eu lieu chez les spécialistes en mer comme à terre, un peu peu plus, naturellement, dans les médias généralistes. « Nous avons hésité à anticiper le départ de 24 heures, mais cela aurait été plus compliqué parce qu’on les aurait envoyés encore plus dans l’ouest et ça n’aurait pas été possible pour eux de s’abriter. Et si on avait reporté, on serait toujours à Saint-Malo, pour encore deux-trois jours au moins », répond Mathieu Sarrot, directeur de l’événement chez OC Sport Pen Duick, qui organise la course.

Jacques Caraës, le directeur de course précise : « Nous avions de super conditions de départ, il ne fallait pas louper cette opportunité, parce que ce n’était pas évident de faire partir les bateaux de Saint-Malo et de les faire démancher dans de bonnes conditions. Je pense donc au contraire que c’était une bonne chose de lancer le départ. Et beaucoup de skippers, après la sortie de Manche, ont agi en bons marins en allant s’abriter ».

On est à 60 bateaux en escale technique ou pour s’abriter, mais qui sont tous encore en course ».

Tip&shaft

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