ILS SE TÂTENT
Viendra, viendra pas ? Absent de la Coupe de l’America depuis sa défaite face à Oracle en 2010, Alinghi a annoncé dans un communiqué publié après l’annonce du Protocole qu’il allait « décider dans les mois à venir si son contenu correspond à l’ADN de notre équipe et à nos ambitions pour le futur ». Pour Bruno Troublé, le retour des Suisses « est quasiment sûr », la décision devrait être prise en début d’année 2018, nous a-t-on indiqué chez Alinghi qui attend que soient dévoilés des détails supplémentaires sur l’AC75, ce qui devrait être fait « le 15 novembre au Yacht-Club Monaco« , confie Bruno Troublé.
Même attente de la part d’Artemis, qui conditionnerait son choix au profil du futur bateau : « Torbjörn (Törnqvist, le patron du défi suédois) est un vrai passionné de la Coupe, son but est de faire une troisième campagne pour la ramener en Suède, mais à condition que ce soit sur un bateau qui aille de l’avant, moderne et rapide« , nous précise une source en interne.
En France, la problématique n’est pas la même : si, comme Ernesto Bertarelli, Franck Cammas regrette le retour au monocoque, il entend bien être à Auckland en 2021, comme il l’a annoncévendredi dernier. Le skipper de Team France est d’ores et déjà en quête « d’autres sources de financement » pour réunir un budget de 20-22 millions d’euros par an (contre 15 sur la 35e Coupe). Groupama ne sera pas de la partie, comme l’a confirmé Cammas. Norauto, qui versait 1,4 million d’euro par an et s’est engagé sur 5 ans, souhaite poursuivre son soutien à Franck Cammas, « selon une formule à définir« , sans doute par le biais d’une une présence l’an prochain sur un circuit type GC32.
Autre pays qui a fait part de son intention de concourir, l’Australie, avec un projet pour l’instant porté par Tom Slingsby, ex d’Oracle, qui se donne un an pour monter un défi et estime ses chances d’aboutir à « un peu plus 50% ». Son compatriote Glenn Ashby, qui a contribué au succès de Team New Zealand aux Bermudes, sera-t-il de la partie ? L’intéressé reste, pour l’instant, mystérieux sur ses intentions.
ILS EN SONT LOIN
Parmi les équipes présentes aux Bermudes, Oracle, même si rien n’a été officialisé, ne devrait pas être de la partie comme l’a évoqué récemment Russell Coutts (lire l’article de Bob Fisher dans Yachts and Yachting). Peu d’informations filtrent du côté de SoftBank Japan que les nouvelles règles de nationalité du Protocole risquent de pénaliser. Tip & Shaft
