Mettre ses sens …

… En exergue :

Se servir de ses yeux pour contrôler ses penons et sa vague d’étrave et juger des performances de son bateau, ça va. Mais jouer de ses autres sens pour se mettre à l’unisson, moins évident… Heureusement, ça se travaille !

Sarah Steyaert, 29 ans, compte parmi les coureurs réputés sensitifs. Dans sa manière de régater au feeling, bien sûr, comme elle l’a expliqué dans l’article « Naviguer au feeling… C’est-à-dire ? » publié cet été par le Projet P&C… Mais aussi, dans sa conduite ! À la barre de son Laser Radial, pendant les deux préparations olympiques qu’elle a courues (pour Pékin où elle finit 5e en 2008 et Londres où elle termine 16e en 2012), elle a toujours été des plus précises, des plus habiles dans le petit temps… Alors que le plan Kirby gréé avec une voile de 5,7 m2 n’est pas réputé très vivant ! En passant en 49er FX, un support au caractère foncièrement différent, pour la PO de Rio (où elle termine 6e), elle a par ailleurs assumé que tous ses repères de sensations puissent exploser. Avant de les travailler et les reconstruire. Mode opératoire.

Écouter chaque parcelle de son corps. Regarder ses penons de guindant et de chute, sa vague d’étrave et son sillage est indispensable pour évaluer les performances de son bateau et contrôler l’efficacité des réglages. Écouter le bruit de l’eau sur la coque permet de déceler un changement dans la glisse. 
« En Laser Radial, le vent qui coulait sur la peau de mon visage me renseignait sur sa nature et son évolution… C’est beaucoup moins le cas depuis que je navigue en 49er FX, car le vent vitesse noie l’information. » Sentir son bateau vivre sous soi, enfin, est un idéal ! Mais les sensations ne sont pas toujours évidentes à appréhender et il faut souvent commencer par se forcer à « faire taire » certaines pour mieux « écouter ». (…)            Tips & Ships

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