Mois : mars 2016

Catavole

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Red Bull Foiling Generation : les catamarans volants et les jeunes de 16 à 20 ans à l’honneur à Genève cet été

Les jeunes navigateurs les plus prometteurs de Suisse se donnent rendez-vous à Genève début juillet pour la quatrième étape du circuit Red Bull Foiling Generation 2016. A bord des catamarans volants Flying Phantom, des marins âgés de 16 à 20 ans s’affronteront au large de la Société Nautique de Genève du 1er au 3 juillet 2016.

Avis aux gourmets

Concerne : Miam de ce jeudi 24.

Le système de réservation au souper ayant montré de sérieux délires, l’inscription de ce jeudi pourra se faire :
  • En l `inscrivant dans la rubrique « commentaires »
  • En envoyant un mail  /  j.monnier@bluewin.ch
  • Ou au 079 715 35 66 (message)
  • Pas besoin de longs discours, juste oui au souper

Thomson applaudi

Après le Keel Walk sur la quille de son monocoque Hugo Boss, le Mast Walk sur le mât (vidéo vue 4,5 millions de fois !), Alex Thomson a encore créé le buzz cette semaine avec le Sky Walk, vidéo dans laquelle, en kitesurf et vêtu d’un costume noir impeccable, il s’élève à 85 mètres de hauteur, relié par un bout à la tête de mât de son 60 pieds. La vidéo de l’exploit, qui aura nécessité une équipe de 35 personnes, 4 jours de tournage au Portugal et 13 tentatives, a été à ce jour vue 1,5 million de fois.

Le coup médiatique est indéniable, et contrairement à ce que l’on pourrait penser, il est assez unanimement salué par les « confrères » skippers de Thomson. « C’est top, très bien filmé et la performance est impressionnante. Ça fait la promotion d’Alex et de son sponsor, mais aussi de l’Imoca, je trouve que ça sert la cause : qu’il continue ! » commente Jérémie Beyou. Luc Talbourdet, ancien président de la classe et directeur d’Absolute Dreamer, la structure qui abrite le projet Vendée Globe de Jean-Pierre Dick, ajoute : « C’est génial, l’ensemble est cohérent, ça va bien avec l’image de la marque et du personnage et ça tombe à une période de l’année où l’on fait peu parler de nos projets. Quand il est entré dans le milieu, Alex n’avait pas froid aux yeux, ce n’est pas un hasard si c’est lui qui fait ça. »
S’il a, au départ, traîné une réputation de tête brûlée, davantage connu pour casser ses bateaux que pour les ramener à bon port, le Britannique a depuis fait ses preuves, ce que souligne sa compatriote Sam Davies : « Ce n’est pas comme s’il n’avait jamais rien fait sportivement, il est quand même troisième du dernier Vendée Globe. »
Une des seules voix dissonantes vient de Kito de Pavant qui s’interroge sur la pertinence du coup de com’ : « Que Hugo Boss se serve d’Alex pour faire sa pub, OK, mais ce qui me dérange, c’est qu’on donne l’impression que c’est normal de faire ça quand on prépare un Vendée Globe. Aujourd’hui, c’est un peu dans l’air du temps de faire n’importe quoi pour faire parler de soi…  »    Tip & Shaft

Encore la guerre des foils

Passionnante, cette démarche débouche cependant sur une conclusion opposée à celle de Jérémie Beyou, dont les études, menées avec KND-SailingPerformance et Sam Manuard, ont conclu à un gain de 5 jours sur le tour du monde avec des foils. « Ce n’est pas une conviction, mais une réalité : toutes les simulations disent que les foils vont plus vite », rappelle le skipper de Maître Coq. La différence vient sans doute des concepts mêmes des deux bateaux : étroit et très léger pour PRB ; plus large et plus costaud pour Maître Coq, qui a donc plus intérêt à passer aux foils. « Vincent aurait dû aussi changer son mât auquel il tient, car il est fiable », ajoute Beyou.

« C’est une décision cohérente par rapport à son projet, reconnaît Xavier Guilbaud chez VPLP. Avec des foils, Vincent serait resté le plus léger de la flotte, même renforcé, mais il aurait perdu l’avance qu’il a en terme de maîtrise. Nous restons persuadés que les foils peuvent faire gagner entre 2 et 4 jours sur un Vendée Globe. » Tout cela, Vincent Riou le reconnaît : « Notre atout, c’est que nous partons d’une très bonne base, avec un niveau de maîtrise supérieur. Ce choix n’est pas facile à assumer, mais je pense que PRB dans cette configuration a le potentiel pour gagner. » Et ses adversaires en ont bien conscience…

                                                                                                                                   Tip & Shaft

Nouvelles du grand large

FOIL OU PAS : LE MATCH DES MODÈLES

Vincent Riou avait donc convié la presse pour la remise à l’eau de son Imoca, mardi à Port-la-Forêt. L’occasion de dévoiler des safrans à bosses très étudiés, une casquette rallongée, des dérives optimisées, et peu de nouveautés, de l’aveu même du skipper. L’occasion, surtout, d’expliquer dans le détail pourquoi le récent vainqueur de la Transat Jacques Vabre n’a pas modifié son plan VPLP-Verdier de 2010 pour le munir de foils.
VPLP lié jusqu’en janvier dernier par une clause d’exclusivité avec les skippers lui ayant commandé des bateaux neufs, Riou – accompagné de Nicolas Andrieu, l’ingénieur du team PRB – s’est tourné à l’automne 2014 vers Juan Kouyoumdjian. PRB a d’abord été entièrement modélisé et les résultats issus du logiciel de VPP de Juan Yacht Design ont été comparés aux performances réelles afin de valider l’outil de simulation. L’étude architecturale a ensuite estimé les modifications structurelles qu’entraînerait l’implantation des foils tandis que plusieurs formes et positions de profils étaient testées numériquement et qu’une polaire de foiler théorique était élaborée. Enfin, les performances des différentes configurations ont été simulées. Premier bilan : « Performances au près très dégradées (moins 5° de cap et moins 1 noeud de vitesse) ; 1,5 noeud de vitesse en plus au reaching à partir de 17-18 noeuds de vitesse du bateau ; mêmes performances au portant VMG. »
A ce stade, Riou et Kouyoumdjian estiment déjà « le pari loin d’être gagné » et décident d’attendre d’observer les comportements des foilers sur l’eau afin de valider leur polaire théorique. Résultats sur l’eau : « PRB va mieux au près, au portant et dans le vent faible ; les foilers dans le vent fort, surtout au reaching ». Rien, pour Vincent Riou, qui justifie de passer aux foils. Une étude statistique sur 10 ans de Transat Jacques Vabre est ensuite lancée, avec 121 routages différents pour les deux configurations : dans 86% des cas, PRB arrive avec plus de 3 heures d’avance. La messe est dite.        Tip& Shaft