Encore la guerre des foils

Passionnante, cette démarche débouche cependant sur une conclusion opposée à celle de Jérémie Beyou, dont les études, menées avec KND-SailingPerformance et Sam Manuard, ont conclu à un gain de 5 jours sur le tour du monde avec des foils. « Ce n’est pas une conviction, mais une réalité : toutes les simulations disent que les foils vont plus vite », rappelle le skipper de Maître Coq. La différence vient sans doute des concepts mêmes des deux bateaux : étroit et très léger pour PRB ; plus large et plus costaud pour Maître Coq, qui a donc plus intérêt à passer aux foils. « Vincent aurait dû aussi changer son mât auquel il tient, car il est fiable », ajoute Beyou.

« C’est une décision cohérente par rapport à son projet, reconnaît Xavier Guilbaud chez VPLP. Avec des foils, Vincent serait resté le plus léger de la flotte, même renforcé, mais il aurait perdu l’avance qu’il a en terme de maîtrise. Nous restons persuadés que les foils peuvent faire gagner entre 2 et 4 jours sur un Vendée Globe. » Tout cela, Vincent Riou le reconnaît : « Notre atout, c’est que nous partons d’une très bonne base, avec un niveau de maîtrise supérieur. Ce choix n’est pas facile à assumer, mais je pense que PRB dans cette configuration a le potentiel pour gagner. » Et ses adversaires en ont bien conscience…

                                                                                                                                   Tip & Shaft

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