Pourquoi deux classements : proto ou série ?
En Mini, on compte deux classements distincts : les prototypes construits à l’unité, conçus pour la course qui concourrent pour le Trophée Eurovia / Cegelec, et les bateaux de série qui étaient à l’origine des bateaux conçus pour une utilisation mixte course et croisière et qui sont en lice pour le Trophée Océan Bio-Actif.
Les prototypes sont la quintessence de la Classe Mini. Véritables laboratoires, ils sont souvent le fruit d’un investissement personnel du skipper qui n’a pas hésité à se lancer dans l’aventure de la construction, voire parfois du dessin de son propre bateau. Techniques, exigeants, les prototypes sont aussi à l’avant-garde de la course au large. C’est en Mini que sont apparus les quilles basculantes, bout-dehors orientables et spis asymétriques déclinés ensuite sur de plus grosses unités.
Aujourd’hui, les bateaux de série sont devenus de vraies bêtes de course. Mais ils doivent être construits à l’identique au minimum à 10 exemplaires pour gagner ce statut. De plus les bateaux de série sont moins sophistiqués que les prototypes : carbone interdit, quille fixe de 1,60m au maximum, ballasts interdits, etc. Aujourd’hui, les coureurs qui s’engagent en bateau de série sont souvent des personnes qui ont une activité professionnelle et n’ont pas le temps de s’occuper de la préparation d’un prototype. Les bateaux de série attirent aussi de plus en plus de navigateurs régatiers qui viennent avant tout pour le plaisir de la bagarre à armes (presque) égales.


Au vu des dernières photos envoyées par lemarindesalpes.com , il n’y a toujours pas de salon ni de suite propriétaire …