Réflexion d’un soir

Les drogués sont méprisables ! 

La scène se déroule autour de la table familiale.
Le père qui travaille 12 heures par jour, pas un jour de vacances, pas de temps pour la famille et les futilités, s’adresse à son fils Roland, 17 ans, toxicomane :
– Si j’avais su qu’un jour, mon fils se droguerait, j’en ai honte ! Ne pourrais-tu penser un peu à nous ?
La mère fume deux paquets de cigarettes par jour.
– Je ne supporte pas l’idée que tu sois dépendant de cette saloperie ! Tu me feras mourir de tristesse !
L’oncle Julien, invité, si vous le voyiez rentrer le soir après avoir bu avec les copains…
– Ecoute, mon neveu : la vie n’est pas une rigolade. Quand deviendras-tu responsable ! ?
Sa femme, tante Augusta, de santé chancelante, elle prend des médicaments pour dormir, contre les maux de tête, pour la dépression, et aussi parfois, contre la lassitude.
– Tout de même, moi, ta tante, je te le demande : arrête tes bêtises. Te rends-tu compte, toute cette drogue dans ton corps ! De mon temps, la vie était dure, on n’avait pas le temps de se droguer.
Tous ensuite analysent ce fléau décimant la jeunesse, cette jeunesse qui n’a pas de volonté, qui ne pense qu’à s’amuser, qui a eu la vie trop facile, qui ne suit que les mauvais exemples…

Quelques temps après, on apprend que le père est atteint de burnout, on a décelé chez la mère, un cancer des poumons, l’oncle est tombé dans les escaliers en rentrant un soir, on peut rendre visite à tante Augusta à l’asile.

Suite à une rencontre avec un inconnu qui ne le jugea pas et ne lui promit rien, mais qui ne fumait ni ne buvait, Roland a décidé de stopper toutes drogues, il va tenter de vivre, tout simplement, la décision est courageuse , espérons qu’il tiendra le coup, car ses antécédents sont lourds à porter.

Une réflexion sur “Réflexion d’un soir

  1. Ce n’est pas si simple… Sujet trop sensible pour que n’importe qui porte un quelconque jugement de valeur, sans l’avoir vécu !

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