Interview en exclusivité mondiale

images-2 Suite au remarquable exploit réalisé par les frères Blin lors du tour de la Corse sur le tandem DUKE, ( grand prix d’Italie ) la direction de la gazette a œuvré pour vous offrir une interview des deux compères. Le skipper Aymeric, peut-être grisé par le succès ou débordé par les paparazzis n’a pour l’instant pas répondu à notre requête. Cap’taine Loïc, plus disert, s’est par contre aimablement plié à notre demande, en voici la substantifique moelle :

Gazette – Comme le monde du sport l’a signalé, toi et ton frère avez réalisé un exploit. Lors du tour de Corse en tandem, vous avez terminé à une place particulièrement honorable. Nous aimerions connaître ton impression générale.
Loïc – Je dois dire que l’exploit était déjà de ramener notre monture jusqu’en Corse pour commencer à pédaler. En effet la partie entre l’Italie et la Corse était pleine d’eau salée ! Une fois en bas ce ne fut que du bonheur. La route entre frangins on en avait toujours rêvé ! Notre place, c’est que du bonus, le tout étant de finir la boucle sans dérailler.
G – Avez-vous été contents de votre vélo ? Pas de problèmes techniques ? Guidon, pédalier ?
L – C’est sûr que ce n’est pas une bicyclette dernier cri mais on s’y attache beaucoup. On a surtout eu une grosse frayeur peu de temps après le départ : Un pneu a commencé à se dégonfler sérieusement. Heureusement mon Mac Gyver de frère a posé une rustine en route. A part cela, pas de gros soucis techniques.
G – Comment avez-vous réparti la tâche de celui au guidon et l’autre derrière ?
L – Ca s’est fait tout naturellement. La journée nous étions tous les deux à pédaler. Et la nuit arrivant, nous commencions à nous reposer à tour de rôle. Tant que celui qui est au guidon ne fatigue pas, il ne réveille pas celui de derrière. Si jamais il y avait un col ou des chicanes à passer, celui du guidon demande alors à celui de derrière de pédaler.
G – Est-ce plus difficile de pédaler contre le vent ou avec le vent de côté ?
L – On s’est rendu compte après plusieurs configurations que lorsque le vent vient de derrière, nous avancions beaucoup plus facilement que lorsqu’il nous faisait face. On travaille encore sur ce point.
G – Vous est-il arrivé de dérailler ?
L – Heureusement, seulement deux fois et à chaque fois, nous avons pu remettre la chaîne sans perdre trop de temps. Une fois, au sud de la corse, avant le coucher du soleil : Aymeric n’a pas peur du cambouis et nous sommes repartis aussitôt. La deuxième fois, sur la remontée pendant un moment clef. C’était pendant la nuit. Le réveil ne fut pas aisé mais même résultat, nous sommes repartis assez vite !
G – Dans quarante ans, quand vous raconterez votre exploit à vos petits enfants, que leur direz-vous qui vous a le plus marqué ?
L – Dans quarante ans, les vélos n’auront plus de roues, ils voleront (rire) je leur raconterai que ce genre d’aventure est un vecteur de bonheur. Sans parler de la beauté du paysage, ce qui m’a le plus frappé, c’est quand une famille de sangliers a traversé la route un peu avant Ajaccio.
G – Pensez-vous que ce vélo est susceptible de traverser l’Atlantique avec succès avec un seul coureur sur la selle ?
L – Bien sur, il y aura quelques adaptations à faire (pignons et plateaux) mais je crois que oui. En tout cas, je connais le coureur et je peux vous dire qu’il n’en démordra pas !
G – Est-il possible de réaliser de nouveaux vélos encore plus rapides et plus faciles à guider sans changer leur dimension ?
L – (rire) Je ne vous dirai pas tous les petits secrets de l’équipe d’ingénieurs du marindesalpes ! Ce qui se dit dans le milieu, c’est que les vélos n’auront bientôt plus de roues afin de limiter le frottement avec le bitume et qu’ils auront probablement des guidons en forme de volants. Attention à ne pas trop l’ébruiter
G – Pour terminer cet instructif duo, si l’on vous proposait un autre frère à la place de l’actuel et qui aurait gagné la transat, vous accepteriez ?
L – On ne change rien, celui que j’ai est le meilleur du monde !
PS :Les réponses aux questions posées restent sous l’entière responsabiité de leur auteur. Aucun recours en justice ou tentative de destabilisation ne seront admis.

2 réflexions sur “Interview en exclusivité mondiale

  1. Y a t’il une allusion dans cette interview au fait que les deux co-skippers soient natifs d’un pays où leur amiral en chef a été qualifié de capitaine de pédalo ?

Laisser un commentaire