Etude en trois volets

Petit traité de pataphysique océanique élémentaire ( Volet N° 3 )

Unknown

La mouette rieuse rit.
Tous ceux qui fréquentent les rives de plans d’eau le constatèrent un jour ou l’autre, les plus jeunes le constateront plus tard. Les ornithologues mouettologues eux l’affirment tout de go… mais jusqu’où peut on cautionner ces omniscients de la gent alaire ?
En effet, si l’on se penche un peu plus avant sur cette manifestation bruyante du palmipède, on serait tenté alors d’affirmer qu’il lance dans un idiome non encore répertorié, plutôt que des rires, des injures ou des moqueries. La mouette rieuse serait alors grossière et moqueuse. Lorsqu’une escadrille de ces goélands miniatures suit un bateau regorgeant d’humains replets et le visage rubicond, ils se nourrissent en fait de leurs déchets fétides personne n’a jamais envoyé à ces bestioles un beefsteak-pommes frites ou un canard à l’orange…
Donc l’insulte semble plus vraisemblable que le rire sans malice.
Et le canard ! Est-il heureux ?
Il bouge aussi la queue, caquette à la volée.
Il se pourrait qu’il le soit, heureux, pas de requin, pas plus de crocodile dans ses parages immédiats, pas de prédateur… sauf certains adeptes de broches entre amis.
Lorsque l’homme rit, il ne bouge pas la queue, mais est-il content ?
Peut être parfois, mais lorsqu’il rit bruyamment, c’est certainement qu’il manque d’amour… et il n’y a vraiment pas de quoi rire lorsqu’on manque d’amour.
Le crocodile manque t-il d’amour ?
Le requin est il content ?
La mouette rit-elle ?
Encore des questions existentielles sans réponses.   (Fin de l’étude )

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