Etude en trois volets

Petit traité de pataphysique océanique élémentaire ( Volet N° 2)

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Le crocodile exhibe largement sa dentition à l’observation des curieux comme s’il voulait rire aux éclats.
Un aréopage de zoologues requinologues affirme que ce serait là la manifestation de sa joie de vivre… pour éviter de se disperser, ils ont volontairement ignoré conjointement à sa mâchoire, l’ondulation rythmique de sa queue
Ils étayèrent ensuite leur assertion en évoquant la légitimité de cette joie vu la longue vie de l’animal qui jouit d’une santé de fer et de nuits parfaitement calmes, aucun prédateur ne se risquant à réveiller le reptile écaillé dans sa sieste.
Tout ceci semble à priori fort séduisant mais il faut se méfier des scientifiques parfois prompts à la formulation de lois générées par des cas particuliers.
D’aucuns sceptiques à l’esprit heu­reusement cartésien veillaient, par bonheur ils décidèrent de placer dans l’axe visuel du sujet un pélican, repas de prédilection du crocodile.
– Ici une précision sur l’étonnement que pourrait provoquer ce goût bizarre : en effet, si le pélican recèle une chair succulente, le bec, lui, indigeste et immense n’est pas ingéré par le prédateur mais tout simplement craché un peu comme le serait un vulgaire noyau de cerise. Là aussi force est de constater que la reproduction des paramètres étant aléatoire, il fut impossible d’établir une théorie digne de figurer dans les ouvrages didactiques.       A suivre …

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