L’hypothétique souffrance du poisson

On a d’abord prétendu et ce durant de longues années, que le poisson contrairement à l’éléphant, ne bénéficiait que d’une mémoire de poisson, donc ultra-courte. Ses fâcheries avec de prétendus congénères ne duraient par conséquent que le temps d’un tour d’aquarium. On manque sérieusement d’études fiables en ce qui concerne les fâcheries  des mêmes poissons en eau libre.
Les pseudo poissonologues ont parallèlement affirmé (et comment le savaient-ils, les bougres…) que ces habitants  du milieu aqueux ne souffraient pas.  (Pourquoi donc une sardine ne pourrait-elle pas se noyer de chagrin à l’occasion d’une rupture avec un thon  ?
Ces assertions oiseuses ont par bonheur aujourd’hui laissé la place à d’autres constatations beaucoup plus sensées
La conscience de nos frères humains a suivi une évolution bénéfique, c’est rassurant.
Aujourd’hui, l’on sait que le poisson est capable de sentiments et peut, pourquoi pas, souffrir.
Vous qui vous régalez d’un goûteux filet de perche ou d’une darne de lieu à la méditerranéenne, ne vous êtes-vous jamais demandé par quelles souffrances le contenu de votre assiette était passé ? Non ? Vous ne pensez donc qu’à votre plaisir immédiat ! Qu’au rassasiement de vos papilles gustatives ! Cette chair délicate qui dit-on rend plus intelligent, ce poisson aux écailles irisées reflétant avec grâce les rayons d’un soleil bleuissant avec la profondeur de l’eau… Pas une seconde ne vous est affleuré l’idée qu’un crochet diabolique munit pas surcroît de sorte de petites ailes à son extrémité avait transpercé la lèvre supérieure de la victime ! Et toute cette boucherie poissonnière, sans souffrances ? Ah ! Quand même ! Vous avez un peu moins faim maintenant !
La pauvre perchette ne désirant rien d’autre que de déguster une friandise offerte à son regard gourmand, avez-vous imaginé qu’elle était victime de cette gourmandise pour assouvir la vôtre. Imaginez une truffe au chocolat qui dissimulerait en son sein un hameçon !
Pour en finir avec le sujet, pouvez vous une seconde vous mettre à la place de la famille truite qui perd soudainement une des siennes, probablement la meilleure car comme on le sait, ce sont toujours les meilleurs qui …
Un frère qui ne reviendra jamais car destiné à orner une assiette du jour à 18 francs.
On évoque au culte du dimanche le condamnable pécheur devant l’éternel, pourquoi oublie-t-on tout simplement le pêcheur qui ne répond en aucun cas au commandement : Tu ne pécheras pas et ne tueras pas ! Ou alors une belle-mère particulièrement odieuse mais c’est une exception !
Le seigneur pardonnerait-il plus à un pécheur qu’un pêcheur ?
Voilà l’état de la science de ces vertébrés aquatiques que nous prétendons aimer mais dans une assiette comme une femme que l’on aimerait que dans un lit… quelle épouvantable misère !
Mes frères ! Il est grand temps de prendre conscience que l’amour, le vrai ne passe pas par l’assiette ou le lit mais … aussi !

                                    

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