
… Notre archi-correspondant dans les pays d’outre lac nous a fait parvenir quelques documents intéressants :
Sa vision de l’ouest déchaîné :
Un flirt entre le château et un croissant de lune imprudent :

Même la déontologie se meurt au port !
Suite à l’indiscrétion d’un membre obscur et sans vergogne du club, notre journaliste dépêché aux affaires louches a intercepté le message suivant :
Jeudi prochain le menu des habitués ( et des autres ) des agapes* du jeudi sera du chili con carne concocté par Martin et Richard.
Veuillez ne pas divulger cette information !
je vais tenter de ne plus proposer ( pendant quelques temps) de la poésie qui nous éloigne drastiquement des évènements perpétrés au port.Mais un zeste de culture permet parfois d’oublier les banalités de notre quotidien pour un voyage dans l’esprit des poètes de jadis.
… Vous que la poésie indiffère, par contre, si l’agencement harmonieux de notre langue vous transporte, voici deux strophes d’un poème de Racine ( revu par Brassens) nous entraînant dans le sillage de ce vent qui gonfle nos voiles…

Il est morne, il est taciturne
Il préside aux choses du temps
il porte un joli nom, Saturne
Mais c’est un dieu fort inquiétant
En allant son chemin, morose
pour se désennuyer un peu
il joue à bousculer les roses
le temps tue le temps comme il peut…
Le poème entier est magnifiquement chanté par Brassens
Marquise, si mon visage
A quelques traits un peu vieux,
Souvenez-vous qu’à mon âge
Vous ne vaudrez guère mieux.
Le temps aux plus belles choses
Se plaît à faire un affront,
Et saura faner vos roses
Comme il a ridé mon front…
Vous connaissez la catapulte.. ou : Comment se débarrasser d’un équipier fainéant !
Si le temps parfois dure des siècles
Si notre siècle est un peu fou
Si très souvent on perd son temps
On a pourtant jamais le temps.
On attend l’amour
On attend le bonheur,
Comme à vingt ans.
On est impatient d’en finir
D’en finir avec le mauvais temps.
… Puis un beau jour,
On a septante ans.
A septante ans, on pense,
On pense que l’on pourrait être
Un homme respectable
C’est naturel, à septante ans
Un homme que l’on respecte, en somme,
Un qui sait tout sur la vie, un qu’on écoute,
Un qu’on salue, un qu’on cite en exemple
Un qui est à la hauteur des situations
Quelles que soient les situations.
Puis à septante ans
On pense encore, parfois,
Qu’on n’est pas vraiment sérieux
Et qu’il vaut mieux en rire
A septante ans, c’est bon de savoir rire de soi.
A septante ans, on a des amis, parfois.
Si l’on a pas d’amis, c’est peut-être
Qu’on s’est trompé de vie ou d’étoile
Ou qu’on s’est trompé soi-même
A tous les âges, c’est bon d’avoir des amis
Mais à tous les âges on ne le sait pas toujours.
Si l’on a des amis, on se dit alors
Qu’on a de la chance
Et l’on se prend à espérer
Qu’eux aussi ont de la chance
De nous avoir pour ami.
Alors on prend un peu de temps pour rêver
Puis comme une envie de pleurer..
A septante ans, on devient un peu sentimental..
Et comme il y a septante ans
Qu’on retient ses larmes
Parfois on pleure, tout simplement
Juste un petit peu,
On pleure à la vie, on pleure à l’amour
On pleure aux amis, on pleure à ceux
Qui n’ont pas d’amis
Ca fait râler d’ être sentimental !
Puis, tout à coup, on se rend compte
Qu’on a beaucoup parlé…
On est souvent bavard à septante ans,
Mais c’est bon d’être bavard à septante ans !
Le métier de reporter est semé d’embûches. Relater l’épisode d’une régate hivernale dans des conditions météorologiques dantesques peut à l’occasion remettre en cause l’essence-même du métier.
Ce fut le cas aujourd’hui à Villeneuve. Même Noé aurait hésité à quitter le quai dans de telles conditions.
Eh bien contre toute attente, six bateaux ont relevé le défi, enfin, six équipages.
Nous ne pouvons que leur adresser l’essentiel de notre admiration pour cet exploit.
Notre envoyé (se faire cuire un œuf) pour sauver la face s’est permis quelques photos d’intérieur.