Lien reçu de Marcel qui précise que cela pourrait donner des idées à François !
http://www.gitana-team.com/fr/mediatheque.videos.aspx?boat=10
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… de la bouche de quelqu’un de connu au port et que l’on pensait bien élevé !
« Quelle différence y a-t-il entre une queue de vache et un monsieur qui porte une cravate ? »
Aucune ! Les deux cachent un grand tr… duc …..
Le dernier acte de l’été se joue actuellement. Plus de deux mois d’un temps radieux, un zeste de canicule et quelques orages rafraîchissants… Mauvaise affaire pour les détracteurs compulsifs. Qu’ont-t-ils encore à critiquer ? Bien sûr, il y a eu les puces de canards ou les petits voyous du port, certes le Valais a souffert de la grêle et d’aucunes ruptures amoureuses ont anéanti quelques amants déconfits.
Mais il serait de bon ton d’ éviter de proférer comme les calvinistes le font systématiquement : » Il fait beau aujourd’hui, attendez … demain, on le paiera ! »
Mauvaise affaire pour les négatifs, l’été 2015 fut radieux.
Du point de vue tant morphologique que psychologique, tout être humain est bisexué, comportant en lui des caractères du sexe opposé. On appelle anima, l’image féminine, et animus, l’image masculine. Anima et animus sont présents en chacun de nous dans des proportions différentes.
Les composantes masculines sont à vocation expansive. Elles se manifestent dans l’activité, les défis, le nomadisme, l’agressivité, la logique, l’extériorisation, la conquête et le paraître vaniteux.
Les composantes féminines expriment, elles, stabilité, passivité, sédentarité et réceptivité, l’être, enfin.
Un individu sexuellement équilibré présentera une répartition des deux tendances, avec prédominance de celle correspondant à son sexe. Un dosage inadéquat des tendances dévoilera un homme efféminé ou une femme au comportement trop masculin.
Et si l’on risquait la métaphore suivante : l’être humain est un voilier évoluant sur l’océan de sa vie.
Le voilier naviguant sur l’élément liquide, les caractéristiques de la coque privilégieront direction, type de navigation et efficacité.
La proue représente l’équivalent de l’animus. C’est la partie avant, qui fend l’eau, déchire les vagues, creuse un sillon, progressant obstinément contre vents et marées. Elle doit donc présenter les caractéristiques de l’agressivité, aiguisée et tendue vers des buts prestigieux ou futiles. C’est elle aussi qui sera la première blessée en cas d’élans intempestifs.
La poupe, partie arrière de l’embarcation, peut être assimilée à l’anima. S’évasant comme une croupe voluptueuse, elle aura la charge de supporter l’édifice lui conférant stabilité et confort. C’est elle qui facilitera la progression de l’embarcation dans le sens du vent et des vagues. Par la douceur de ses courbes, elle offrira aussi accueil et habitabilité. Une telle coque est dite planante. Un point d’importance : le gouvernail auquel on imprime l’ultime décision, s’y trouve toujours rattaché.. Un nageur ou une autre embarcation pourront occasionnellement s’y agripper pour un sauvetage.
De même que chez l’individu, la répartition de l’animus et de l’anima détermine ses comportements, le voilier démontrera ses aptitudes à naviguer.
La ligne idéale n’existe pas, trop d’éléments mouvants étant à considérer. Mais de même qu’un individu harmonieusement sexué affichera des attitudes efficaces et sans excès, le premier coup d’oeil sur un voilier nous renseignera sur ses probabilités d’efficacité et dans quelles conditions elle sera mise en valeur.
Un bateau aux lignes tendues et effilées mais manquant d’appui sur l’arrière, démontrera de bonnes performances à remonter au près et contre les vagues, il sera par contre pénalisé aux allures portantes. Si l’arrière s’impose au détriment d’une proue peu effilée, la coque sera à l’aise dans les allures avec le vent mais remontera péniblement contre.
On peut aussi évoquer la voilure, moteur de l’embarcation, s’élevant vers le dieu Eole. Ses aspirations sont aériennes. Sans elle, le bateau ne quitte pas le port. C’est un peu l’équivalent de notre esprit.
La quille, matérialisant nos instincts, plonge profondément dans le liquide vital, empêchant ainsi le bateau de dériver de sa route, elle compense aussi par la présence d’un lest, la poussée vélique, redressant toujours le bateau vers la position verticale, position de l’homme debout.
Quels éléments peuvent-ils bien motiver l’acquisition d’un bateau et surtout pourquoi tel ou tel type d’embarcation ?
L’individu « normalement » équilibré aimant la vie, la liberté et le soleil, cherchera une unité correspondant à ses aspirations, à son type de personnalité. Le bateau choisi sera de conception évolutive, harmonieuse, sans recherche d’effets particuliers.
D’aucuns toutefois privilégieront la croisière en famille et donc opteront pour une embarcation confortable et de bonnes couchettes pour des nuits agréables, ce type de bateau en général y perdra en évolutibilité, d’autres préféreront un bateau plus évolutif mais ils sacrifieront évidemment le confort, à chacun ses priorités !
Il est une autre catégorie d’individus, présentant des profils psychologiques plus tourmentés. Ces gens vont probablement compenser leurs insuffisances, s’entourant d’amis ou d’objets affichant les éléments manquants. Qui n’a pas observé ce petit monsieur à l’allure gauche, monter dans une somptueuse voiture ou cette dame frigide se vêtir d’habits provocants ? Ou encore ce pseudo-marin velléitaire occupant une place au port sans jamais naviguer …
Il en va de même dans le monde de la voile où nos insuffisances peuvent être, moyennant finance, compensées par un luxe ostentatoire, des dimensions disproportionnées ou une électronique de navette spatiale.
Montre-moi ton bateau, je te dirai qui tu es.