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Nouvelles du grand large
FOIL OU PAS : LE MATCH DES MODÈLES
Vincent Riou avait donc convié la presse pour la remise à l’eau de son Imoca, mardi à Port-la-Forêt. L’occasion de dévoiler des safrans à bosses très étudiés, une casquette rallongée, des dérives optimisées, et peu de nouveautés, de l’aveu même du skipper. L’occasion, surtout, d’expliquer dans le détail pourquoi le récent vainqueur de la Transat Jacques Vabre n’a pas modifié son plan VPLP-Verdier de 2010 pour le munir de foils.
VPLP lié jusqu’en janvier dernier par une clause d’exclusivité avec les skippers lui ayant commandé des bateaux neufs, Riou – accompagné de Nicolas Andrieu, l’ingénieur du team PRB – s’est tourné à l’automne 2014 vers Juan Kouyoumdjian. PRB a d’abord été entièrement modélisé et les résultats issus du logiciel de VPP de Juan Yacht Design ont été comparés aux performances réelles afin de valider l’outil de simulation. L’étude architecturale a ensuite estimé les modifications structurelles qu’entraînerait l’implantation des foils tandis que plusieurs formes et positions de profils étaient testées numériquement et qu’une polaire de foiler théorique était élaborée. Enfin, les performances des différentes configurations ont été simulées. Premier bilan : « Performances au près très dégradées (moins 5° de cap et moins 1 noeud de vitesse) ; 1,5 noeud de vitesse en plus au reaching à partir de 17-18 noeuds de vitesse du bateau ; mêmes performances au portant VMG. »
A ce stade, Riou et Kouyoumdjian estiment déjà « le pari loin d’être gagné » et décident d’attendre d’observer les comportements des foilers sur l’eau afin de valider leur polaire théorique. Résultats sur l’eau : « PRB va mieux au près, au portant et dans le vent faible ; les foilers dans le vent fort, surtout au reaching ». Rien, pour Vincent Riou, qui justifie de passer aux foils. Une étude statistique sur 10 ans de Transat Jacques Vabre est ensuite lancée, avec 121 routages différents pour les deux configurations : dans 86% des cas, PRB arrive avec plus de 3 heures d’avance. La messe est dite. Tip& Shaft
Grande devinette
Celui ou celle qui reconnaîtra cette montagne aura droit à une réduction de 3% sur le prochain repas jeudi au club.
Tous à vos safrans

Lors de la remise à l’eau de l’IMOCA PRB, les observateurs ont pu remarquer la forme surprenante des safrans. Le bord d’attaque présente 3 protubérances surprenantes. La chose fait du bruit et du buzz, mais qu’en est-il exactement.
Dans une interview, Vincent Riou skipper du bateau explique que le team a travaillé tout l’hiver avec l’architecte Juan Kouyoumdjian pour étudier s’il fallait équiper le voilier de foil ou non. Arrivé à la conclusion qu’il y a autant de chance qu’un voilier gagne le Vendée Globe avec ou sans foils, il a été décidé de ne pas engager de gros travaux dans ce sens.
Et les 3 protubérances sur les safrans alors ? Est-ce juste une lubie, une arme psychologique pour dire, je n’ai pas de foils, mais j’ai des safrans révolutionnaires ?
Chômage technique
Pour cause d’expatriement provisoire, le bureau principal du principal de la gazette sera fermé et ceci pour 2 jours.

Si notre quotidien vous manque par trop, nous vous suggérons de consulter le journal » Le matin » qui certes vous ravira par ses articles de haute volée et vous permettra de patienter.
« Lorsqu’on ne sait pas vers quel port on navigue, aucun vent n’est le bon »
Sénèque
Depuis des lustres
Les jeudis se sont succédés, par contre les soupers au club chaque jeudi recèlent des surprises … Jeudi 17 … A vos fourchettes / 19h

Nouvelles de l’America’s cup
Groupama Team France a mis en construction un catamaran de 45 pieds dont la majeure partie des pièces (hormis les coques) constituera le futur AC50.
Les règles de la coupe ne permettant pas aux équipes engagées de naviguer plus de 150 jours avant le début des compétitions sur l’AC50, bateau de la coupe, Groupama Team France a mis en construction un catamaran de 45 pieds dont la majeure partie des pièces (hormis les coques) constituera le futur AC50. Objectif : naviguer dès la fin juin prochain. Les délais étant ambitieux, Groupama Team France a fait appel à plusieurs chantiers prestataires.
Nicolas de Castro, qui assure le suivi de la qualité et de la construction, nous dresse un état des lieux :
« Les moules des coques et des étraves sont arrivés peu avant Noël à Vannes chez Multiplast. Le drapage de la peau extérieure de la coque, du pont et des étraves est en cours. Idem chez Décision, chantier appartenant également au groupe Carboman qui est en train de draper les deux demi-POD et les bras. Toutes les équipes sont à pied d’œuvre afin de respecter le délai fixé pour une mise à l’eau en juin prochain. Quant à l’aile, la partie monotype est fabriquée en Nouvelle-Zélande chez Core Builder. Nous allons la réceptionner fin mars.
En revanche, les trois éléments arrière (le flap) seront construits chez Multiplast en collaboration avec des membres de l’équipe Groupama Team France. »
