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Nous avons assisté …
… Aujourd’hui à une utilisation exemplaire de la grue. La direction de la gazette se permet de féliciter les personnes ( que nous ne nommerons pas par discrétion) qui ont oeuvré dans l’excellence. Monsieur Bertarelli serait fier de ce travail !
Petite ondée …
… printanière
La bonne combine …
… Pour ne pas envoyer une victime contrôler le haut du mât.
Samedi prochain
LE BOL D’OR MIRABAUD SE PORTE BIEN, MERCI POUR LUI
TIP & SHAFT
Véritable institution créée en 1939 à l’initiative des grandes familles du lac Léman, le Bol d’Or Mirabaud fête, du 10 au 12 juin, sa 78e édition. L’épreuve, un aller-retour de 66,5 milles entre Genève et Le Bouveret, a longtemps été réservée à ces happy few réunis au sein de la très sélect Société Nautique de Genève (on dit « La Nautique »), où les équipiers n’étaient même pas autorisés à aller boire un verre ! Elle s’est ouverte à partir des années 1970, l’arrivée progressive de sponsors auprès des concurrents, très controversée à l’époque, ayant permis à des marins moins fortunés de damer le pion aux riches fortunes locales.
La participation qui a atteint jusqu’à 650 bateaux pendant l’âge d’or de l’épreuve (1980-1990), s’est stabilisée depuis autour de 500. Plusieurs classes sont admises : trois en multicoques – les M1 (dont les Décision 35, qui ont remporté 11 des 12 dernières éditions), les M2 et, nouveauté 2016, la nouvelles classe des C1 (18 à 21 pieds, seuls autorisés à courir avec deux équipiers) qui accueillent les Flying Phantom, admis pour la première fois (sur CV). Côté monocoques, cinq catégories courent en temps compensés, trois sont one design : les Toucans, bateau typique du Lac, les Surprises et Grands Surprises. « J’ai toujours tendance à dire que le vrai vainqueur du Bol, c’est celui qui gagne en Surprise, parce que c’est engagé – tu passes la nuit sur l’eau – et c’est de loin la flotte la plus nombreuse, avec plus de 100 concurrents. C’est la course dans la course », explique le journaliste suisse Vincent Gillioz.
Organisé par la SNG, l’événement mobilise 30 personnes, aidées par 100 bénévoles. Il est financé par les droits d’inscription (150 francs suisses, soit 135 euros), le partenaire-titre – la banque Mirabaud depuis 2007 – et des partenaires secondaires. Le budget total de l’épreuve ? Au pays du secret bancaire, impossible de le savoir ! « C’est un chiffre qui n’a jamais circulé », répond Bernard Schopfer, responsable de la communication de l’évènement et auteur de La Légende du Léman. Mais le Bol d’Or, même sans partenaires (ce qui était le cas avant 1995), a toujours bien vécu, la « Nautique » assurant son fonctionnement.
Niveau dotation, rien à gagner si ce n’est le fameux Bol d’Or (ainsi que le Bol de Vermeil pour le premier monocoque), objet de toutes les convoitises des familles locales, les Stern, Landolt, Firmenich et autres Bertarelli. « Plusieurs propriétaires ont investi des sommes importantes dans des prototypes pour tenter de gagner le Bol d’Or, c’est une course prestigieuse pour les gens du Léman », confirme Vincent Gillioz. Ce qui explique en partie pourquoi, depuis le mitan des années 1990, des stars de la voile internationales (Russell Coutts) et françaises (Loïck Peyron, Franck Cammas, Alain Gautier, Michel Desjoyeaux…) sont peu à peu apparues sur le Bol, contribuant à la renommée hors des frontières suisses d’un événement qui, par son ampleur, fait bien des envieux. « Il y a toujours une magnifique ambiance. Du très très riche au petit jeune, on sent la même passion », conclut Alain Gautier, vainqueur en 2009 sur Foncia.
Ce soir …
… Comme tous les vendredis, régate d’entraînement !
Bernard Dimey
Comment résister à cette merveille !

Les voiles du bateau
Les voiles du bateau qui s’en allaient aux îles
Etaient de la couleur de tes yeux ce matin
La couleur du printemps dans les vallées fertiles
Province du bonheur à tout jamais certain
Quand le bateau partait, j’allais sur la jetée
Et quand j’étais bien sûr qu’on ne le voyait plus
J’attendais les yeux clos la fin de la journée
Pour le plaisir cruel de me sentir perdu
D’avoir pour un instant des nageoires ou des ailes
De survoler la terre et de vaincre le vent
Monter jusqu’aux étoiles et cueillir la plus belle
Les deux bras étendus, devenir cerf-volant
Devenir si léger que le plus faible brise
Vous emporte au-delà de tous les équateurs
Alors tout est parfait, les folies sont permises
On refait le chemin des oiseaux migrateurs
En suivant du regard ce beau vaisseau tranquille
Tout seul sur la jetée, j’inventais mon destin
Mais la couleur du ciel, de la mer ou des îles
Ne valait pas l’éclat de tes yeux ce matin
En somme, tout l’avant du bateau ne sert à rien !
