Notre ami Pitchidanielquiri, amateur averti du canard à l’orange bien cuit s’est trouvé fort dépourvu quand le canard s’est posé hors de portée.


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La Longue route de Bernard Moitessier
J’écoute la mer, j’écoute le vent, j’écoute les voiles qui parlent avec la pluie et les étoiles dans les bruits de la mer et je n’ai pas sommeil.
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Adaptation
Nos yeux sont dotés d’un système très complexe d’adaptation aux différences de luminosité. Nous sommes capables de voir en plein soleil et – dans une moindre mesure- au crépuscule. En fait cette adaptation se réalise par différents systèmes.
L’adaptation à la lumière se fait beaucoup plus rapidement qu’à l’obscurité.
Notre iris comme un diaphragme de caméra modifie son diamètre très rapidement, ce qui nous permet de nous adapter à de brusques changements de luminosité.
Par contre cette modification est très ponctuelle, laissant la place à un système complexe interne qui demande du temps pour réagir.
Le passage de la nuit à la lumière se fait très rapidement mais lorsque l’œil est adapté à la lumière, le passage à l’obscurité est très long (plus de 20 minutes).
Donc en naviguant de nuit, l’œil est adapté à cette faible ambiance lumineuse. Certes il ne perçoit pas de détail ainsi qu’il ignore les couleurs, mais son acuité suffit à se diriger.
Une lumière dirigée vers l’œil perturbe donc pour un long moment sa vision.
En résumé : Durant la navigation nocturne, évitez toute source de lumière à bord et si un spot d’un autre bateau vous vise, ne le regardez pas.