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LE seigneur du lac

Il fêtera l’an prochain ses 50 ans! Voilier emblématique du Léman, le Toucan est le premier voilier a avoir été conçu dans le but de remporter le Bol d’Or. Il a régné sans partage sur la course de 1971 à 1978. Aujourd’hui encore, ses lignes racées, son élégance et ses performances lui valent des commentaires élogieux. Pour fêter les 50 ans du Toucan, le BOM leur réservera un classement séparé à condition qu’ils soient plus de 20 partants lors de l’édition 2021.

« Le Toucan reste un voilier fantastique », déclare le président de la classe René Grept. « 25 unités sont encore jaugées SRS, tandis qu’une quinzaine d’équipages disputent régulièrement des régates. La série est dynamique, avec des propriétaires qui sont en général des amoureux de ce bateau. La classe a évolué avec son temps, et notamment adopté un spi asymétrique qui permet de naviguer seul sans aucune difficulté. »

En 1968, Marcel Stern vient de remporter la médaille d’argent aux Jeux Olympiques d’Acapulco avec Bernard Dunand et Louis Noverraz, à bord d’un 5,5 m JI nommé Toucan. Noverraz et le maître voilier André Fragnière convainquent Stern de commander le premier exemplaire de leur dernier dessin; ce dernier s’appellera donc Toucan, comme tous les précédents voiliers de son propriétaire.Toucan XI, le premier de la série, sort du chantier naval Luthi, à Crans, à la veille du XXXIVè Bol d’Or, en 1971. Son équipage est composé de Daniel Girardet, André Fragnière, Philippe Durr et Marcel Stern.

« Nous avons mis le premier exemplaire à l’eau à la veille du Bol d’Or », se souvient Durr. « On a planté le mât puis dormi quelques heures avant le départ. Nous n’étions pas prêts et j’ai passé les premières heures de la régate à tendre les haubans et rajouter des pièces d’accastillage. Lorsqu’on est arrivés à Thonon, on a sorti les jumelles et regardé derrière. On voyait à peine nos poursuivants ».

Les Toucans remportent huit éditions consécutives du Bol d’Or, de 1971 à 1978. Pas moins de 86 exemplaires seront construits en 40 ans par les chantiers navals Luthi, Transléman, Egger, Haefele, Liechti et Psaros.

Il était une fois …

… Une buvetière nommée Conchita …
     Un buvetier, son compagnon, Geert …
Les deux avaient tenu, le temps d’un été la buvette du club de la Tour. 
Leurs clients – amis furent tellement séduits par :
Le charme de madame
La gentillesse de Monsieur
La disponibilité,  le professionnalisme et l’engagement des deux qu’un bouquet anonyme de roses est apparu  mystérieusement sur le comptoir…

 

Vendee Globe, remplaçants ?

De leur côté, Giancarlo Pedote et Alan Roura hésitent encore : « Le sujet est encore sur la table, on ne sait pas si on choisit quelqu’un ou pas, c’est une décision que je dois prendre en concertation avec les sponsors », nous a répondu l’Italien. Du côté du Suisse, son équipe nous a fait savoir que « rien n’est définitivement fixé, le protocole sanitaire vient sérieusement compliquer la chose avec ce confinement obligatoire pour le remplaçant. » Et s’ils se décident finalement à en prendre un, les marins hésitants pourront toujours faire appel au remplaçant d’une autre équipe, ce qui est permis par le règlement… à condition que l’équipe en question accepte !