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21 juin 1930

21 juin 1930

La coupe de l’América« 

Bateaux en course : Shamrock.V, Britannia, Lulworth, White-Heather, Candida…on demanda l’opinion du major Heckstall Smith.

…- Quel type préférez-vous ?

– Je n’admire pas sans restriction tout dans le gréement américain; pourtant dans l’ensemble, il me plaît mieux. La légèreté du mat de Shamrock est un avantage; à la bande, il est moins chargé de ce fait. En somme, regardant Shamrock comme le représentant de la formule américaine, je le trouve supérieur pour la coque, la construction et le gréement. On lui reproche sa tonture trop tendue. Personnellement, j’attache autant d’importance à cela qu’à la forme des bords d’un chapeau.

Ce que je blâme sur Shamrock c’est l’absence d’aménagements convenables. Tous les yachts anglais ont des aménagements habitables par des yachtmen respectables. Les yachts de course Britannia, Lulworth, White-Heather, Candida et Cambria ne sont machines de course qu’en haut; en bas ce sont des yachts. Shamrock est en bas une machine de course. Sa cale renferme des treuils et les drisses pour hisser les voiles. Le poids des aménagements habituels est passé en lest supplémentaire dans la quille: un abominable puits de dérive, empêchant toute distribution agréable des cabines, obstrue l’intérieur de la coque. Evidemment, cette réalisation contribue à la vitesse et c’est pour cela que Shamrock est plus vite que les yachts de conception anglaise.

C’est un avantage immédiat, mais je crois que l’on serait bien avisé de lutter contre cette tendance et de revenir aux yachts habitables et confortables; cela dans l’intérêt bien compris du sport »

 

La vérité

Certains complotistes stupides prétendent que ce sont les chinois qui nous auraient envoyé le méchant virus dont nous subissons les affres.
Nous savons aujourd’hui de source sûre que tout ceci n’est que billevesée. La réalité est toute autre : En réalité ce sont les martiens qui ont décidé de nous éliminer pour prendre notre place et ainsi peupler la terre d’habitants moins cons que les actuels ! Plusieurs soucoupes volantes ont été aperçues par le monde scientifique dont le chargement était plus que suspect.

Info bol d’or

Certains voiliers attirent magiquement les regards et suscitent l’admiration. Elégant, racé, performant, Taillevent, de la famille Engel, est l’un d’eux.  Au début des années 90, Marc Pajot se prépare en vue de l’America’s Cup 95, qui se déroulera à San Diego. Philippe Briand, l’architecte du projet, fait construire deux modèles réduits à l’échelle ½, qui s’entraînent au large de Sète. C’est de ces prototypes que Pierre Engel tombe amoureux, et qui serviront de modèle à Taillevent. 

L’apparition des premiers multicoques sur le Léman a généré beaucoup de passion, à l’image de ce trimaran construit par Claude Bourquin dans un appartement de la Route de Florissant à Genève, qu’il a fallu extraire par la fenêtre… © Claude Bourquin

Les premiers multicoques apparaissent sur le Léman au début des années cinquante, dans une indifférence teintée de mépris. En 1950, Henri Copponex dessine le premier d’entre-eux, long de 7 mètres pour 2,8m de large. 

Dix ans plus tard, on aperçoit le milliardaire allemand Günther Sachs au large de Montreux en compagnie de sa femme Brigitte Bardot, à bord du catamaran Pacific Blue. François (Kinet) Hägler, du chantier naval du même nom, est engagé comme skipper, trop heureux de balader la belle tout en dépassant des voiliers de classe métrique, encombrés par le poids de leurs appendices. 

Ah ! Les jeunes !

Ah ! Les jeunes… J’ignore pourquoi ce ne sont jamais les jeunes qui prononcent cette sentence, mais les vieux… Ils devraient pourtant se souvenir qu’ils furent aussi jeunes, les vieux…

Et les jeunes, s’ils ne sont pas ce qu’on voudrait, ils ne sont en réalité que ce que les vieux en ont fait…

Si l’on veut des jeunes dignes de l’admiration des vieux, peut-être serait-il séant de les admirer. Peut-être serait-il aussi souhaitable de les aider à remplacer les vieux, au lieu de les maintenir dans l’ombre de ceux qui érigent leurs expériences obsolètes en certitudes indéfectibles.

L’expérience n’est souvent qu’un paravent opaque derrière lequel les vieux se réfugient pour tenter de sauver un présent qui s’étiole, mais derrière un paravent, on est seul. Et quand on est vieux, il n’est pas bon d’être seul.

Si vous venez chez moi, vous m’y trouverez, sans doute disposé à prêter une oreille bienveillante à vos propos, mais si vous cherchez la lumière, si vous espérez la connaissance sans entrave, la fraîcheur et l’authenticité, adressez-vous à « mes » jeunes, leur esprit vous comblera, écoutez-les, ils sont probablement ma seule chance, la vôtre aussi, de ne pas devenir de vieux cons !

Ah ! Les vieux… s’ils savaient le bonheur d’être entouré de jeunes, ils diraient : Ah ! Les jeunes, ils sont formidables !