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Sacro sainte liberté !

L’homme des cavernes était-il libre ? Non ! Il est clair qu’il avait des obligations. Peut-être celle de maintenir son feu allumé ou de protéger sa caverne ou encore de nourrir ses enfants. Ses obligations étaient alors liées à sa survie et celle de ses proches.
Aujourd’hui les obligations en vigueur visent à conserver nos acquis, richesses, confort et accessoirement nos vies.  On roule à droite, on porte sa ceinture de sécurité, on ne tue pas ceux que l’on déteste et il est fortement recommandé de se faire vacciner contre un ennemi invisible nonobstant dangereux.
C’est précisément ces obligations qui nous posent problèmes, nous, nantis et tellement individualistes adorateurs de nos propres nombrils.
On a rarement assisté de manière aussi violente aux actions de l’homme pour conserver cette liberté à laquelle il croit. Il refuse avec véhémence toute atteinte à son libre arbitre, il veut absolument être libre, libre de penser, libre d’agir et surtout libre de refuser ce qu’on veut lui imposer… il le voudrait !
En réalité, s’il use de son énergie pour contrer ce que l’on veut lui imposer, ce qu’il ignore, c’est qu’en fait il veut lui même choisir ses prisons (et en fait, il ne choisit rien, il est juste dépendant…)… il le croit !
Il fume, boit de l’alcool, abuse de son téléphone, nettoie sa voiture ou son bateau  trois fois par semaine et travaille 12 heures par jour… Et il pense que c’est cela, la liberté…
Et si l’on affirmait que les obligations imposées visent essentiellement à nous protéger alors que nos soi-disant choix nous mènent à la destruction… Intéressant, non ?

De l’uniformité …

… Naît l’ennui

Il fut un temps, hélas bien révolu, ou d’ingénieux créateurs imaginèrent d’aucuns objets de consommation généralement susceptibles d’améliorer la vie.

Un exemple sera ici cité : L’automobile.

Lors de notre adolescence, nous nous amusions à comptabiliser les autos circulant sur la chaussée jouxtant la maison.

Les caractéristiques de chaque véhicule nous permettaient d’immédiatement identifier la marque ; une Peugeot ne ressemblait en rien à une fiat et aucune Mercedes ne pouvait être confondue avec une Ford.

 

Et l’ordinateur est né. Cet outil redoutable nourri d’une mémoire presque sans limites a permis de stocker grand nombre de paramètres. Concernant l’automobile il fut question de réfléchir aux meilleurs de ces paramètres : Le poids, la longueur, le coefficient de pénétration dans l’air et quelques autres… Ces machines orgivores devenant rapidement indispensables, chaque constructeur de voitures sérieux les installa dans son bureau d’études. Le résultat ne se fit pas attendre, une voiture presque parfaite devenait illico réalisable.

Malheureusement, on dut constater que les mêmes paramètres des mêmes ordinateurs engendraient des véhicules identiques. Dès lors il devenait difficile de différencier une Peugeot d’une Ford ou d’une Mazda.

Aujourd’hui souvent le seul moyen de différencier ces tas de ferraille roulants se trouve dans le logo apposé sur le capot. On constate même que la taille de ces identifiants s’est agrandie au fur et à mesure des années. Ainsi le prestige que certains véhicules reconnaissables par leurs anatomies n’existe plus et l’on s’ennuie.

Dans une moindre mesure, les voiliers de chaque catégorie, eux aussi se ressemblent diablement.

D’autres multiples exemples dont les jeans ou des chaussures répondent aux mêmes principes, ainsi la pluspart de nos congénères s’habillent avec les mêmes habits, roulent les mêmes voitures, véhiculent les mêmes idées, écoutent les mêmes tubes à la MODE et mangent Mac tous les samedis.

De l’uniformité naît l’ennui… Pas vrai ?