Auteur/autrice : jmpote

RIEN à SIGNALER
Un danger de mort permanent
… Je n’oublierai jamais ma dernière tempête dans le haut lac. C’était lors d’un certain bol d’or, la première étape en direction du Bouveret. Je suis monté sur le pont pour prendre mon quart. Le vent soufflait à 40 nœuds et déversait des tonnes d’eau sur le pont, le bateau se soulevait et s’enfonçait et je me disais que c’était un truc de malade. Nous avions fait notre possible pour garder le contrôle du bateau. N’importe quel navigateur sain d’esprit aurait tout fait pour se sortir de la tempête. Mais nous nous sommes restés en plein dedans afin de prendre le plus de vent possible. Quand j’ai du prendre la barre, je n’étais pas sûr d’en être réellement capable. Alors je me suis concentré sur ma respiration et mon rythme cardiaque pour ne pas avoir la trouille.
Nous naviguions  souvent à 30 nœuds dans une nuit noire d’ébène, sans phare ni moyens de voir ce qu’il y avait devant on de surprenait à penser : Mais qu’est-ce que je fous là.