Mois : novembre 2020

Réflexion d’une quarantaine

Dans notre civilisation débordante d’activités, le sport en est une, la musique, une autre.

Au départ, rien ne les différencie fondamentalement. Les marins unissent leurs efforts et capacités pour obtenir le meilleur réglage de leurs embarcations en vue d’une navigation aussi esthétique qu’efficace, un bateau bien réglé va vite à la satisfaction de l’équipage.

Les membres d’un orchestre accordent leurs instruments au la et dans un accord parfait, exécutent une œuvre ou s’invitent à une improvisation. Le résultat enchantera nos oreilles.

Dans les deux exemples le principe est le même : S’accorder, se synchroniser, tous visant le même but, une performance aussi esthétique qu’évolutive.

C’est ici que ce dessine une grande différence : La compétition !

Les musiciens jouent ensemble pour offrir au public un résultat  harmonieux. Cette harmonie est en général le produit d’années de travail acharné pour nous donner du plaisir, de la joie, ils jouent ensemble, seuls dans un amphithéâtre.

 Les sportifs, eux, oeuvrent aussi ensemble pour un fonctionnement idéal de leur embarcation, l’excellence est leur devise mais… Tout ce travail se gâte quand il s’agit de gagner, être le meilleur, écraser les concurrents, viser un podium, siège de quelques instants d’illusion narcissique.

Les vocabulaires se distinguent largement : En musique on joue largo, ma non troppo, on dièse, bémolise, on fugue ou prélude.

Le sport, lui a inventé de somptueux vocable a connotation guerrière. On attaque, dépasse, écrase, bat ou autres vocables guerriers.

Bien sur, la compétition peut être un moyen de se mieux connaître pour les jeunes, pour les jeunes… Mais lorsque ce besoin de gagner se fait obsession, l’on peut se poser des questions !