Mois : décembre 2018

Dernier souffle

images

C’était un 31 décembre …

Bien sûr un peu triste d’être le dernier d’une longue lignée, le 365 ème. Mais dans notre monde où l’on se doit d’être le premier, le classement de ce jour est-il vraiment méprisable ?

Comme disait un philosophe : «  Les derniers gagnent souvent à être connus ! »
Alors, comme pour conjurer cet ultime rang, il décida de transformer ce jour triste en une fête.

Pour une fois, on allait porter toute notre attention sur le dernier !

Il se vêtît de cotillons multicolores, de colifichets pétaradant et offrit du champagne pétillant aux convives d’un jour. Ce qui aurait du être tristesse allait se travestir en liesse. Toutes et tous allaient chanter et boire à la santé de tous ces jours passés défunts.

Ce jour enfin devait aider à oublier tous les autres qui souvent furent douloureux pour les remplacer par de joyeux compères de demain.

Bonne année ! Crièrent-ils, tous en chœur… Oubliant les affres de celle qui était parfois nébuleuse… Bonne année prochaine !
La prochaine sera-t-elle meilleure ? Moins de soucis ? Des amis plus fidèles ? Moins de désillusions ?
Peut-être mais en attendant les 365 prochains jours, vivons jusqu’à la lie ce dernier et Bonne année !

PS : Parfois la consultation de la gazette peut prêter à sourire et sourire est bon pour la santé, quel que soit le jour de l’année !

 

 

 

A la veille …

… D’un jour ultime, la direction de la gazette vous présente la plus mauvaise des cartes de voeux. Elle a en effet été réalisée par le bureau des créations impossibles de la gazette.

20181230_120259

Un peu mieux…

thumb_IMG_1509_1024

Pas terrible !

P1070537

Encore un effort !

P1160885

Si voulez encore mieux, adressez-vous à un spécialiste !

 

Nativité

20161227_220412

Il naquit un soir de décembre
D’un père en mal de création
Et d’une mère sourde aux effusions
Qu’en hiver on préfère en chambre
Ses parents fréquentaient la paille
Ils en tapissèrent son moïse
Et pour que ne morde la bise
Ils l’entourèrent de chaud bétail
Et depuis bientôt deux mille ans
Comme le retour des hirondelles
On se doit de fêter Noël
Car naquit un divin enfant
Et si Marie était frigide
Le reste du monde s’est fait baiser
Par un soi-disant nouveau-né
Aux destinées extralucides
Chantez dansez, priez, fêtez
Scrutez le ciel, les séraphins
Les rayons des grands magasins…
Les enfants ! Allez vous coucher !