Mois : août 2016

Les grands bateaux font la gloire mais les petits bateaux font les marins.
                                                                  Peter Montgomery

Rumeur encore

Un bruit peu sympathique court encore en ce moment au port :

Unknown

Par manque de fréquentation de la gazette du port, son PDG aurait volontairement scié le mât de son Jackpote pour avoir l’opportunité par l’intermédiaire d’un reportage sanglant d’augmenter le nombre de ses lecteurs. 

On sait que la presse raffole de scandales divers mais la gazette doit-elle cautionner cette manière de pratiquer le journalisme ?

Et pourquoi pas ?

Une rumeur qui meurt

Depuis quelques temps déjà, une rumeur circule sournoisement affirmant plusieurs stupidités, l’une d’entre elles affirmant que la voilerie Gautier était soit en faillite, soit rachetée par on ne sait quel ogre de la branche.

Le chef du contencieux de la gazette à la suite de ces dires stupides, a contacté directement le chef de l’entreprise Christophe Péclard.
 « La voilerie Gautier est bien vivante et se porte bien. Aucun rachat ou association n’est envisagée. « 
Le représentant de la gazette a profité de cette visite pour confier au spécialiste sa voile, chef d’oeuvre de dentelles et victime d’un dématage, qui sera remise en état.

 

Un voilier sans mât, c’est :

Un voilier sans mât, c’est comme :

Un jour sans pain
Un piano sans touches
Un port sans château
Un lundi matin
Une femme qui ne sourit pas

 Au plus profond d’une nuit noire et orageuse, après une descente sous spi de rêve, tout se passait bien au retour au près, 15 nœuds de vent ou un peu plus, rien d’exceptionnel en somme lorsqu’un bruit sec puissant et sinistre accompagna la chute irréversible du mât, cassé en deux. Une vis a la fonction de visser et à l’occasion, de dévisser, tout ceci par l’intermédiaire d’un tournevis. Si par malheur la vis se dévisse toute seule, le mât tombe, c’est aussi simple que cela.

… Et le mât est tombé ! Cassé en deux parties !

L’espar sinistré tombant dans l’eau, il entraîna la voile avec lui   menaçait de transpercer la coque ce qui eût été fatal. Incapables de maintenir le bateau face aux vagues, un tangage important nous balançait d’un côté et l’autre.

C’est alors qu’Aymeric, secondé par Sara, pendant quarante cinq minutes au moins eut les gestes du pro. Il remonta avec grand peine le haut du mât sur lequel la grand voile était encore arrimée lacéra celle-ci avec un cutter et finalement put déposer le tout sur le pont.

Retour au moteur jusqu’au port, on décide de rejoindre l’emplacement de la grue, en marche arrière … une foutue ficelle, drisse ou écoute se prend dans l’hélice, moteur calé.

Par chance et là je reconnais la chance d’habiter à la Tour, un escadron de potes nous attendait et avec une précision chirurgicale ces amis débarrassèrent le bateau de la multitude de cordages, câbles et vis de toutes tailles.

Nous mettant d’accord de plonger le lendemain pour débarrasser l’hélice du boute, nous assistâmes alors au déshabillage d’Aymeric qui à onze heures du soir plongea sous le bateau, et, remonté à la surface, l’hélice était libre à nouveau.

Un bateau sans mât c’est triste comme quelqu’un qui ne connaitrait pas le port de la Tour de Peilz et ses habitués.