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1960, environ …

Un texte trouvé  datant d’environ 1960

Un premier « boum » à la Nautique, plus particulièrement au CVVT

Le développement de nos clubs au cours des deux décennies suivant les années cinquante s’effectue parallèlement à celui de l’économie en général, à l’augmentation de la population dans la région et à l’importance accordée aux vacances et aux loisirs. Il bénéficie également d’une évolution technologique favorable à de nouvelles conceptions dans la construction nautique. L’emploi du contreplaqué marine ainsi que celui des matières polymérisables, par exemple, permettront des abaissements des coûts progressifs propres à éviter de trop devoir sacrifier sur le plan familial afin de satisfaire l’envie de posséder un bateau.

Les voiles de fibres polyester apportent aussi d’indiscutables avantages sur le plan pratique. L’aspect des coques dans les nouvelles séries se modifie sensiblement et ce n’est pas sans étonnement et commentaires que l’on voir apparaître les premiers Cannetons 505 avec leurs caissons étanches arrondis ou les premiers Corsaires avec leurs ponts à tonture inversée, avant que l’habitude et la reconnaissance de leurs qualités fassent qu’ils ne soient plus remarqués.

A la Tour, hormis les fidèles adeptes du 6,5m, les membres du CVVT font preuve d’un individualisme en un sens réjouissant, mais bien peu propre à constituer des séries suffisamment étoffées pour permettre des régates vraiment intéressantes. Divers procédés de calculs endicap viennent, dans la mesure du possible et comme c’est déjà le cas depuis longtemps, corriger les inconvénients notoires de cette grande diversification. Probablement grâce à cet équilibrage des possibilités de classements offertes aux bateaux les moins favorisés, les régates internes rencontrent passablement de succès et elles se courent dans un aimable esprit de bonhomie dont seuls quelques rares passionnés de compétition souhaiteraient qu’ils fussent plus agressifs.

Le démarrage du yachting léger, associé aux impératifs inhérents à la mise aut pied de régates ouvertes, parfois internationales, telle celle du ski – voile avec des équipages et des bateaux venus non seulement de Suisse-allemande mais de France impose de nouveaux concepts d’organisation.

C’est ainsi que l’on passera inévitablement du principe de la ligne de départ entre terre et bouée, matérialisée par l’alignement de deux mâts, à celui d’une ligne définie par un bateau start à l’aide de deux bouées, idéalement orientables sur le moment selon la direction du vent. Tout un matériel utilisé pour le start à terre deviendra du même coup inutile. Les plus anciens du Cercle se rappellent certainement du grand panneau sur lequel les apparitions successives de disques rouges marquaient chacune des cinq dernières minutes précédant le coup de canon fatidique.

Notons encore quelques points plus particuliers :

A la Tour, on peut se réjouir du fait que le port soit enfin libéré des deux barques-épaves le long de la digue de Vaudaire, ce qui met de nouvelles places d’ancrage à disposition. La composition de la flottille du Cercle dans les années soixante nous intéresse : Onze 6.5m, deux Lacustres, trois 8.5m, six Flying Dutchmann, cinq Canetons 505, deux Snipes, dix Moths, cinq Grèbes, un Bélouga, un Grondin, neuf lestés et dériveurs hors classes. Cet échantillonnage à tendance déjà passablement patchwork, se renforcera encore par la suite avec l’introduction, entre autre, des Trias, des Vauriens et des Optimistes, avant que ne viennent les derniers nés que nous connaissons (Lasers, Banners, Améthystes, etc.)

Dans ses effectifs en hausse continuelle (Toutes catégories confondues 125 membres en 1958, 245 en 1970).

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