On dit parfois qu’après un cataclysme, un tremblement de terre ou un accident, suit immédiatement une sorte de grand calme, un instant hors du temps, comme un grand vide. C’est un peu la même sensation qui habite le port aujourd’hui. Quatre jours de liesse, quatre vingts équipages de marins amoureux du lac et de leurs anciennes embarcations réunis l’occasion de franches rigolades.
Puis …. Mardi ! La place est vide, propre ; encore ça et là, quelques vestiges de la fête comme si ils voulaient nous rappeler qu’elle avait bien eu lieu. Quelques rescapés se promènent errant comme orphelins, un chat blanc comme des voiles désormais parties vers d’autres vents.
Etait-ce bien ici que hier encore une foule bigarrée oubliait pour un temps les soucis quotidiens pour partager la passion commune des bateaux. Le calme après la tempête nous rappelle ainsi que tout plaisir fut-il merveilleux a une fin et c’est probablement cette fin qui rend la fête si joyeuse, celle qui hier encore grondait mais aussi l’occasion de déjà se réjouir de la prochaine qui elle aussi aura une fin.